Un sous-variant dans la mire de l’OMS

Des séquences AY.4.2 ont été inscrites dans la base de données mondiale GISAID depuis 43 pays.
Photo: Gil Cohen-Magen Agence France-Presse Des séquences AY.4.2 ont été inscrites dans la base de données mondiale GISAID depuis 43 pays.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé mercredi surveiller de près la contagiosité de la lignée AY.4.2 du variant Delta du coronavirus, de plus en plus présente chez les personnes qui contractent la COVID-19. « Une augmentation de la transmission de la séquence AY.4.2 est observée depuis juillet », indique l’OMS dans son point hebdomadaire sur la pandémie.

La lignée comporte trois mutations supplémentaires par rapport au variant Delta original, dont deux sur la protéine de spicule — la partie du virus qui s’accroche aux cellules humaines.

Des séquences AY.4.2 ont été inscrites dans la base de données mondiale GISAID depuis 43 pays. Quatre-vingt-treize pour cent provenaient du Royaume-Uni, où une augmentation graduelle dans la proportion des nouveaux cas est constatée : cette lignée représentait 5,9 % de tous les cas de variant Delta signalés au Royaume-Uni durant la semaine commençant le 3 octobre.

« Des études épidémiologiques et en laboratoire sont en cours » pour établir si AY.4.2 est plus contagieuse ou affaiblit les anticorps, selon l’OMS.

Hausse européenne

 

La pandémie de COVID-19 a fait plus de 4,96 millions de morts depuis la détection du virus en Chine fin 2019, selon un bilan de l’AFP établi à partir de sources officielles. Au total, plus de 244 millions de cas ont été recensés. La semaine dernière, le nombre de nouveaux cas a grimpé de 4 % par rapport à la semaine précédente, avec 2,9 millions de nouvelles infections enregistrées. L’Europe est la seule région du monde à signaler une augmentation. Le nombre total de décès a augmenté de 5 %, à plus de 49 000 morts.

Parmi les nouvelles contaminations, la proportion des moins de 25 ans augmente depuis début juillet, en particulier en Europe et dans l’ouest du Pacifique. La raison pourrait être que les personnes plus âgées sont plus nombreuses à être vaccinées, que les jeunes ont plus de contacts sociaux, ou que le virus circule dans les écoles alors que les cours en présentiel reprennent progressivement, explique l’OMS.

47%
C’est le pourcentage de la population mondiale ayant déjà reçu au moins une dose de vaccin contre la COVID-19, selon les données de l’OMS.

L’organisation dispose de statistiques en fonction du genre des malades pour une partie (123 millions) des cas recensés. Parmi ces cas, les femmes totalisent 51 % des infections, mais les hommes représentent 58 % des décès.

Le taux de décès des plus de 65 ans s’est effondré depuis septembre 2020, probablement grâce à la vaccination et à une meilleure prise en charge clinique des malades, selon l’OMS.

Aujourd’hui, 47 % de la population mondiale a déjà reçu au moins une dose de vaccin contre la COVID-19, précise l’OMS.

Distribution large de la pilule anti-COVID de Merck

Le laboratoire américain Merck a annoncé mercredi un accord qui pourrait permettre de diffuser largement dans les pays pauvres des versions génériques de son médicament destiné aux personnes ayant contracté la COVID-19.

 

Le MPP (Medicines Patent Pool) a dit avoir signé un accord de licence volontaire avec Merck pour faciliter l’accès mondial à un prix abordable au molnupiravir, le médicament antiviral oral expérimental contre la COVID-19. Sous réserve de l’approbation des autorités réglementaires, l’accord contribuera à donner un large accès au molnupiravir dans 105 pays à revenu faible ou intermédiaire.

 

L’Organisation mondiale de la santé a salué l’accord, mais a appelé Merck à lui « fournir les données des essais cliniques » pour qu’elle puisse « évaluer ce médicament afin de l’utiliser dans le monde entier ». Les autorités de réglementation des médicaments des États-Unis et de l’Union européenne ont déjà entamé une évaluation de ce médicament.

 

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