La chaleur accable l’Ouest américain et l’Espagne

Jusqu’ici, l’activité humaine a provoqué une hausse des températures mondiale d’environ 1,1 °C, entraînant des tempêtes plus destructrices, des vagues  de chaleur  plus intenses, des sécheresses et la multiplication des feux  de forêt.
Mario Tama Getty Images via AFP Jusqu’ici, l’activité humaine a provoqué une hausse des températures mondiale d’environ 1,1 °C, entraînant des tempêtes plus destructrices, des vagues de chaleur plus intenses, des sécheresses et la multiplication des feux de forêt.

Les États-Unis pourraient battre de nouveaux records de température alors que plusieurs régions de l’ouest du pays, et leurs 30 millions d’habitants, subissent une vague de chaleur, la deuxième en quelques semaines. Sur le vieux continent, l’Espagne subissait, elle, sa première vague de chaleur de la saison avec des températures pouvant dépasser les 40 °C dans certaines régions.

Le thermomètre s’est élevé durant le week-end dans la majorité de la façade pacifique américaine ainsi que dans de larges zones à l’intérieur des terres à l’ouest des Rocheuses, les prévisions anticipant un mercure encore plus élevé dimanche. Selon le Service météorologique national (NWS en anglais), Las Vegas a égalé son record absolu en atteignant 47,2 °C, marque atteinte par la ville située en plein désert du Nevada une première fois en 1942 et à trois reprises depuis 2005.

Les prévisionnistes ont lancé un bulletin d’alerte pour l’agglomération ainsi que plusieurs autres centres urbains parmi lesquels Phoenix (sud) et San José, centre de la Silicon Valley, non loin de San Francisco. « Plus de 30 millions de personnes sont concernées par un bulletin d’alerte à la chaleur ou par une mise en garde », a déclaré samedi le NWS, ajoutant que les températures élevées, particulièrement dangereuses, et les conditions sèches devraient se poursuivre dimanche.

 
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C’est la probabilité de voir la température mondiale dépasser 1,5 °C d’augmentation dans les cinq prochaines années selon l’Organisation météorologique internationale et le service météorologique britannique

Cette nouvelle vague de chaleur intervient moins de trois semaines après la précédente, qui a touché l’ouest des États-Unis et du Canada à la fin juin, entraînant des records de chaleur battus trois jours d’affilée dans la province canadienne de Colombie-Britannique. Le nombre de décès provoqué par cette première vague n’est pas encore connu, mais est évalué à plusieurs centaines.

Ce mois de juin a été le plus chaud jamais enregistré en Amérique du Nord, selon les données publiées par le service de suivi du climat de l’Union européenne.

L’Espagne suffoque

De l’autre côté de l’Atlantique, une première vague de chaleur sévissait dimanche sur une grande partie de l’Espagne, avec des températures à des niveaux extrêmes, poussant habitants et touristes à se réfugier à l’ombre ou dans la fraîcheur des piscines. L’Agence météorologique espagnole (AEMET) avait mis en garde la majeure partie du pays contre une vague de chaleur, les températures pouvant dépasser les 40 °C à Madrid et à Séville (sud) pour un deuxième jour consécutif.

Le premier épisode de chaleur extrême en Espagne cette année devrait se propager à l’est lundi, avant que les températures ne baissent. Seule une petite partie de la côte atlantique nord de l’Espagne devrait être épargnée.

Certains échappaient à la chaleur torride en se rendant dans les piscines municipales de Madrid. Les 19 piscines extérieures de la ville affichaient complet dimanche : tous les billets ont été vendus, alors que leur capacité d’accueil est limitée en raison des restrictions sanitaires dues au coronavirus.

Selon les météorologues, les températures pourraient atteindre 44 °C dans la vallée du Guadalquivir, près de Séville, dimanche. La température la plus élevée jamais enregistrée en Espagne est de 49 °C.

Jusqu’ici, l’activité humaine a provoqué une hausse des températures mondiale d’environ 1,1 °C, entraînant des tempêtes plus destructrices, des vagues de chaleur plus intenses, des sécheresses et la multiplication des feux de forêt. Selon l’Organisation météorologique internationale (OMI) et le service météorologique britannique, la probabilité de voir la température mondiale dépasser 1,5 degré d’augmentation dans les cinq prochaines années est de 40 %. Les six dernières années sont les six années les plus chaudes jamais enregistrées.

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