Face au variant Delta, villes et pays font marche arrière

D’abord détecté en Inde et très contagieux, le variant Delta continue sa propagation dans plus de 85 pays, forçant de nombreuses grandes villes à faire marche arrière dans leur processus de déconfinement. Le Devoir fait le point sur les villes aux prises avec de récentes flambées de contamination.

Londres

Après une hausse constante des nouvelles infections de COVID-19 sur son territoire, le Royaume-Uni a enregistré un nouveau record, avec 18 270 nouveaux cas dans la journée de samedi seulement. Il s’agit du plus important bilan quotidien depuis le 5 février. Rappelons que la propagation du variant a bouleversé les plans du premier ministre Boris Johnson au sujet des restrictions sanitaires restantes. Ces dernières devraient être levées le 19 juillet.

 

 

Au Royaume-Uni comme ailleurs, la plupart des nouveaux cas confirmés surviennent auprès de la population n’ayant pas encore reçu de vaccin contre la COVID-19. Le variant Delta est 60 % plus contagieux que le variant Alpha, découvert en Grande-Bretagne, lui-même encore plus contagieux que la souche originale du virus.

Dacca

Aux prises avec une augmentation « dangereuse et alarmante » du nombre des cas de contamination par ce variant, le gouvernement du Bangladesh a imposé un nouveau confinement à sa population dès lundi. Ces mesures ont été imposées après que plus de 6000 nouveaux cas eurent été enregistrés jeudi et 108 décès, vendredi.

 

 

L’annonce a provoqué l’exode de dizaines de milliers de travailleurs migrants qui ont quitté la capitale de Dacca pour rentrer dans leurs villages.

Moscou et Saint-Pétersbourg

La Russie est également aux prises avec une nouvelle vague épidémique due au variant Delta depuis quelques semaines. Lundi, 21 650 nouvelles personnes ont été contaminées et 611 personnes sont décédées à travers le pays. Le Kremlin a également annoncé des records quotidiens de décès dans ses deux plus grandes villes. Juste à Moscou, 124 morts ont été enregistrés au cours des dernières 24 heures.

 

 

À Saint-Pétersbourg, on compte aussi 110 décès, dépassant les records que les deux villes avaient déjà battus au cours de la fin de semaine. Cette flambée de cas survient malgré l’introduction progressive de mesures sanitaires, telles que le retour du télétravail obligatoire pour une partie des employés et la vaccination obligatoire des salariés du secteur des services.

Sydney

La ville la plus peuplée d’Australie est confinée pour deux semaines. Plus de 80 personnes ont été déclarées positives la semaine dernière. La hausse des cas a aussi entraîné un confinement dans la ville de Darwin jusqu’à vendredi. Les règles de distanciation ont également dû être renforcées dans d’autres régions.

 

 

Par conséquent, la Nouvelle-Zélande voisine a suspendu samedi pour trois jours la « bulle de voyage » permettant les vols sans quarantaine entre les deux pays.

Lisbonne

Au Portugal, le variant, qui est maintenant devenu prédominant, a provoqué un rebond des contagions, selon les données de la Direction générale de la santé. Il représente plus de 51 % des nouveaux cas au pays et plus de 70 % dans la région de Lisbonne.

 

 

Le pays a décidé de resserrer les restrictions dans les municipalités les plus touchées, dont la capitale, où les horaires et la capacité d’accueil des restaurants et des commerces ont de nouveau été réduits.

Bangkok

La Thaïlande a décrété des mesures de restriction d’un mois pour Bangkok et sa banlieue afin de lutter contre une nouvelle vague de contaminations.

 

 

Les restaurants et les chantiers de construction ont dû cesser leurs activités. Les nouvelles mesures incluent également l’interdiction des rassemblements de plus de 20 personnes.

Avec l’Agence France-Presse

Un intervalle long améliorerait l’efficacité du vaccin AstraZeneca

Un intervalle de plusieurs mois, allant jusqu’à 45 semaines, entre la première et la deuxième dose de vaccin AstraZeneca/Oxford améliorerait la protection contre la COVID-19, selon une étude publiée lundi par l’Université d’Oxford, qui y voit un élément « rassurant » pour les pays ayant des problèmes d’approvisionnement.

« Cela devrait être une nouvelle rassurante pour les pays disposant d’un moindre approvisionnement en vaccin, qui pourraient s’inquiéter des retards dans l’approvisionnement de deuxièmes doses à leurs populations. Il y a une excellente réponse à une deuxième dose, même après un délai de 10 mois par rapport à la première », a commenté le professeur Andrew Pollard, directeur de l’Oxford Vaccine Group qui a développé le vaccin avec le groupe pharmaceutique anglo-suédois.

Dans leur étude publiée lundi, les chercheurs ont aussi montré qu’une troisième dose injectée plus de six mois après la deuxième entraîne une « augmentation importante » des anticorps et provoque une « forte hausse » de la réponse immunitaire contre la COVID-19, y compris contre les variants.

Agence France-Presse



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