Irak: heurts sanglants à Mossoul

Mossoul — Au moins 14 Irakiens, dont deux femmes, ont été tués hier dans de violents affrontements entre la police irakienne aidée par des forces américaines et la guérilla à Mossoul, dans le nord de l'Irak, alors que quatre otages jordaniens et deux Turcs ont été libérés.

Dans la ville septentrionale de Mossoul, 14 Irakiens, dont deux femmes, ont été tués, et 52 autres blessés, selon les hôpitaux, lors de plusieurs heures de combats entre policiers et guérilla qui contrôlait une partie de la ville, et où le couvre-feu a été imposé.

Les combats ont commencé à 12h dans le sud-est de la ville, qui retentissait de tirs d'armes automatiques et de roquettes antichar (RPG), a constaté le correspondant de l'AFP.

Les forces américaines se sont déployées dans plusieurs quartiers et ont appuyé les forces irakiennes, selon un porte-parole américain à Mossoul.

Au sud-ouest de la ville, les combattants armés de kalachnikovs et de RPG occupaient les rues alors que les policiers et la garde nationale (supplétifs de l'armée) tenaient les ponts.

Les assaillants «ont attaqué un poste de police dans le quartier Nabi Girgis et les policiers ont riposté tuant deux assaillants, en blessant d'autres, alors que les autres ont pris la fuite», a affirmé Hazem Dalaoui, responsable du gouvernorat de Ninive.

Selon lui, le frère du fondateur du groupe islamiste kurde irakien Ansar al-Islam, le mollah Krekar, a été tué dans les combats.

«Khaled Sido, le frère du mollah Krekar a été tué durant les combats dans le quartier de Yarmouk», a-t-il affirmé. Le mollah Krekar a démenti la mort de l'un de ses frères par l'intermédiaire de son avocat norvégien.

«Je ne peux que démentir cette information», a déclaré à l'AFP l'avocat Brynjar Meling, après avoir parlé avec la famille de son client établi à Oslo depuis 1991.

Par ailleurs, quatre camionneurs jordaniens et deux turcs pris en otage en Irak ont été libérés hier.

Les quatre Jordaniens ont été conduits dans un hôpital de Fallouja, alors qu'à Amman, un responsable du ministère des Affaires étrangères a confirmé à l'AFP leur libération, après une semaine de captivité.

Les quatre chauffeurs avaient été enlevés le 28 juillet, par un mouvement s'intitulant le «Groupe de la mort», qui avait appelé le peuple jordanien à faire pression sur son gouvernement pour mettre fin à son soutien à la Force multinationale dirigée par les États-Unis en Irak.