En bref: Interrogations vénézuéliennes

Caracas — Ils sont anciens soldats, politiques traditionnels, briseurs de grève ou encore syndicalistes, mais ont tous un même et unique but: faire chuter le président vénézuélien Hugo Chavez lors du référendum de révocation du 15 août.

La multiforme opposition vénézuélienne affiche une indéniable unité dans cette cause commune mais soulève les interrogations quant à sa capacité à proposer une véritable alternative gouvernementale. Toujours plus divisés, les 24 millions de Vénézuéliens attendent avec impatience ce scrutin qui déchaîne les passions depuis plusieurs mois. Les sondages suggèrent que l'issue de la consultation sera serrée entre les pro-Chavez, qui saluent ses efforts pour améliorer la vie des plus démunis, et ses détracteurs, qui lui reprochent notamment ses dérives autoritaires. Depuis son élection à une large majorité en 1998 et sa réélection en 2000, ses adversaires ont tenté par deux fois de se débarrasser de l'ancien parachutiste putschiste. D'abord par le biais d'un putsch manqué en 2002, ensuite par une grève générale de deux mois l'année dernière qui a ruiné l'économie. Le référendum est pour l'instant l'unique succès de l'opposition contre le chef de l'État «bolivarien». Pour obtenir son organisation, elle a dû rassembler 2,5 millions de signatures. Pour renverser le président, elle devra recueillir plus que les 3,7 millions de voix obtenues par Chavez en 2000.