En bref: Questions sur des charniers

Abidjan — La découverte de trois charniers contenant une centaine de cadavres dans le nord de la Côte d'Ivoire met dans une situation délicate l'ex-rébellion, qui contrôle cette zone et ne cessait de dénoncer les violations des droits de l'homme dans la zone gouvernementale.

Hier, plusieurs associations ivoiriennes de défense des droits de l'homme sont montées au créneau pour demander que «la lumière soit faite afin d'établir les responsabilités». La Ligue ivoirienne des droits de l'homme (Lidho) s'est prononcée pour la traduction devant les juridictions du pays des «coupables». La France, pour sa part, impliquée dans la crise ivoirienne avec la présence de 4000 soldats faisant tampon entre la zone gouvernementale et celle des ex-rebelles qui contrôlent la moitié nord du pays, a condamné, hier, «fermement» ces «exactions inacceptables». Cette découverte a été rendue publique quelques jours après la conclusion d'un accord à Accra entre tous les protagonistes de la crise ivoirienne en vue de relancer le processus de paix en Côte d'Ivoire.