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Blair a fait fuir la moitié des adhérents du Labour

Londres — Le parti travailliste au pouvoir en Grande-Bretagne a perdu la moitié de ses adhérents depuis que Tony Blair est devenu premier ministre, renforçant la crainte d'un plongeon du parti provoqué par la guerre en Irak, indique le quotidien londonien Guardian.

La direction du Labour a été informée en juillet que le nombre de ses adhérents du parti avaient chuté de 214 952 à la fin de l'an 2003 à 208 000.

Le vrai chiffre, excluant ceux qui ont omis de payer leur cotisation pendant six mois, est de 190 000 membres, le plus faible depuis 1930, selon le Guardian.

Quand M. Blair a été élu premier ministre en 1997, le parti comptait plus de 400 000 membres.

Le Guardian désigne la guerre en Irak comme la cause première de la chute des adhésions au Labour et au leadership de Tony Blair.

La presse avait déjà évoqué le mois dernier l'éventualité d'un départ de M. Blair du pouvoir, juste avant la publication d'un rapport officiel sur le informations fournies par les services secrets britanniques concernant les armes de destruction massive en Irak.

Le premier ministre avait apporté son soutien à la guerre menée par les États-Unis en Irak presque entièrement sur la base du fait que les armes irakiennes menaçaient l'Occident, et sa crédibilité avait été fortement entamée lorsqu'il a été clair qu'on n'en trouverait pas dans ce pays.

Cependant, selon un sondage de l'institut MORI publié aujourd´hui par le quotidien économique Financial Times, 32 % des électeurs britanniques croient que Tony Blair serait encore le premier ministre le plus compétent.

Son concurrent le plus proche, si une élection générale était organisée cette année, serait le chef des conservateurs Michael Howard avec seulement 21 % des intentions de vote.