L'insécurité perdure au Darfour

Genève — L'insécurité perdure et des violations incessantes des droits de l'homme ont encore lieu au Darfour (ouest du Soudan), a estimé hier un représentant du secrétaire général de l'ONU, soulignant sa préoccupation concernant le retour des personnes déplacées dans cette région.

«Contrairement aux déclarations officielles faisant état de l'amélioration de la sécurité et du retour des personnes déplacées», l'insécurité perdure au Darfour, selon M. Francis M. Deng, le représentant de l'ONU, après une mission effectuée au Soudan du 25 juillet au 1er août. «Le représentant du secrétaire général est vivement préoccupé par les récits et les informations faisant état de cas persistants de viol sur les femmes à l'extérieur des camps», précise l'ONU. Selon M. Deng, si la plupart des personnes déplacées ont exprimé le désir de retourner chez elles, elles sont réticentes à rentrer en raison de l'insécurité et des attaques incessantes des milices djandjaouides.

Le représentant de l'ONU invite le gouvernement soudanais à garantir aux victimes des viols l'accès au traitement médical et à traduire en justice les responsables. M. Deng rappelle l'accord signé entre le gouvernement soudanais et les Nations unies concernant la protection des personnes déplacées, ainsi que la décision de poster huit observateurs des droits de l'homme dans la région du Darfour.