Le monde poursuit sa quête de l’origine de la COVID-19

S’il ne résout pas le mystère des origines du SRAS-CoV-2, le rapport de l’équipe internationale juge la transmission à l’homme du virus par un animal intermédiaire «probable à très probable».
Photo: Noel Celis Archives Agence France-Presse S’il ne résout pas le mystère des origines du SRAS-CoV-2, le rapport de l’équipe internationale juge la transmission à l’homme du virus par un animal intermédiaire «probable à très probable».

Une transmission du virus à l’homme par l’intermédiaire d’un animal infecté par une chauve-souris est l’hypothèse privilégiée par le rapport d’experts internationaux sur les origines de la COVID-19, dont les conclusions écartent aussi la thèse d’une fuite d’un laboratoire chinois.

Le contenu de ce rapport très attendu, dont l’AFP a obtenu une copie lundi, est connu alors que l’Angleterre entame la deuxième phase de son déconfinement et que l’épidémie inquiète ailleurs en Europe, notamment en France.

S’il ne résout pas le mystère des origines du SRAS-CoV-2, le virus qui provoque la COVID-19, le rapport de l’équipe internationale d’experts chinois et de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) juge la transmission à l’homme du virus par un animal intermédiaire « probable à très probable », tandis que l’hypothèse d’un incident de laboratoire reste « extrêmement improbable ».

Ce rapport intervient 15 mois après l’apparition des premiers cas de COVID-19 fin décembre 2019 dans l’agglomération chinoise de Wuhan.

Depuis, la pandémie a fait au moins 2,78 millions de morts, selon un bilan établi par l’AFP lundi. Mais alors que le monde entier tente de faire reculer le coronavirus par des campagnes de vaccination massive, le mystère de son origine reste entier.

Espoir en Angleterre, inquiétude en Europe

Forte de sa campagne massive de vaccination, l’Angleterre a débuté lundi la deuxième étape de son plan de déconfinement très progressif, autorisant rencontres et sports en extérieur uniquement, tout en appelant à la vigilance face à certains variants auxquels elle a pour l’instant échappé.

Ailleurs en Europe, la tendance est à la progression de l’épidémie, notamment en France, où le monde médical multiplie les signaux d’alarme. Le nombre de patients atteints de la COVID-19 en réanimation continue d’y augmenter, atteignant 4974 malades, selon des chiffres officiels publiés lundi, soit au-delà du pic de la deuxième vague à l’automne, qui avait été de 4903 malades.

L’Allemagne aussi est confrontée à une troisième vague, suscitant également des secousses politiques. La chancelière Angela Merkel a ainsi sévèrement rappelé à l’ordre dimanche les régions allemandes, les pressant d’appliquer les restrictions alors que plusieurs Länder ont annoncé des assouplissements.

Armin Laschet, chef conservateur de la région la plus peuplée d’Allemagne, la Rhénanie-du-Nord–Westphalie, s’est d’ailleurs fait porte-parole lundi des Länder pour défendre leur stratégie de lutte contre la pandémie.

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