Un demi-million de morts de la COVID-19 en sol américain

«Cinq cent mille! C’est près de 70 000 de plus que tous les Américains morts pendant la Deuxième Guerre mondiale, sur une période de quatre ans», avait souligné vendredi le nouveau président, Joe Biden.
Photo: Patrick T. Fallon Agence France-Presse «Cinq cent mille! C’est près de 70 000 de plus que tous les Américains morts pendant la Deuxième Guerre mondiale, sur une période de quatre ans», avait souligné vendredi le nouveau président, Joe Biden.

Les États-Unis se préparent à franchir le sombre cap des 500 000 morts de la COVID-19, au moment où bon nombre d’indicateurs, au premier rang desquels le rythme des vaccinations, offrent de vraies lueurs d’espoir.

« C’est terrible, c’est horrible », a réagi dimanche à l’évocation de ce palier macabre le Dr Anthony Fauci, conseiller de Joe Biden et directeur de l’Institut américain des maladies infectieuses.

« Nous n’avons rien connu de tel depuis plus de 100 ans, depuis la pandémie de 1918 », a-t-il rappelé sur les ondes de CNN. « C’est quelque chose qui restera dans l’histoire. Dans des décennies, les gens parleront encore de ce moment où tant de gens sont morts. »

Selon les chiffres de l’Université Johns Hopkins, le décompte s’élevait à un peu plus de 498 715 morts au moment où ces lignes étaient écrites. La première victime de la COVID-19 aux États-Unis a été annoncée il y a un an, le 29 février 2020.

« Cinq cent mille ! C’est près de 70 000 de plus que tous les Américains morts pendant la Deuxième Guerre mondiale, sur une période de quatre ans », avait souligné vendredi le nouveau président, Joe Biden.

Depuis une usine de vaccins Pfizer, à Kalamazoo dans le Michigan, le démocrate avait aussi souligné combien le rythme actuel des vaccinations était porteur d’espoir. « Je crois que nous allons nous rapprocher de la normalité d’ici la fin de cette année. Si Dieu le veut, ce Noël sera différent de celui qui l’a précédé », avait-il soutenu.

Avec une moyenne de 1,7 million d’injections quotidiennes, qui devrait encore augmenter dans les semaines à venir, M. Biden s’est dit confiant dans la capacité du pays d’atteindre 600 millions de doses, disponibles d’ici fin juillet, de quoi vacciner l’ensemble de la population.

Au total, plus de 61 millions de personnes ont pour le moment reçu l’un des deux vaccins autorisés aux États-Unis (Pfizer-BioNTech et Moderna), dont 18 millions ont eu les deux injections requises. Autre signe encourageant : après un pic de l’épidémie en janvier, la moyenne hebdomadaire des morts et celle des nouveaux cas sont nettement en baisse, selon les données du COVID Tracking Project.

 
1,7 million
Il s’agit de la moyenne d’injections quotidiennes de vaccins contre la COVID-19 aux États-Unis. Le président Biden vise à ce que 600 millions de doses soient disponibles d’ici juillet prochain.

Passer en deuxième vitesse

Du côté du Royaume-Uni, le premier ministre, Boris Johnson, a promis dimanche que tous les adultes du pays recevront une première dose de vaccin contre la COVID-19 d’ici fin juillet. Jusqu’à présent, le gouvernement s’était fixé comme objectif de vacciner la population adulte d’ici septembre, après avoir été l’un des premiers pays occidentaux à lancer une campagne de vaccination de masse en décembre.

La première étape de cette campagne a été franchie mi-février, avec une première dose de vaccin injectée à 15 millions de personnes, parmi lesquelles les plus de 70 ans et les soignants. Depuis, plus de 2,2 millions de personnes supplémentaires ont reçu une première dose de vaccin.

« Atteindre 15 millions de vaccinations a été une étape importante, mais il n’y aura pas de relâchement, et je veux voir le déploiement aller plus loin et plus vite dans les semaines à venir », a fait savoir Boris Johnson. Malgré ces progrès, il a averti que la voie de sortie du confinement sera « prudente et progressive ».

Le dirigeant conservateur doit présenter lundi au Parlement sa feuille de route en matière de déconfinement, la priorité étant la réouverture des écoles, qui pourrait débuter de manière progressive à partir du 8 mars.

Prudence

En Allemagne, le ministre de la Santé, Jens Spahn, a exhorté ses concitoyens à la prudence dimanche, en raison de l’augmentation du nombre d’infections au coronavirus, au moment où les écoles se préparent à rouvrir dans le pays. Ainsi, à partir de lundi, les écoles et les garderies devraient rouvrir dans dix länder du pays. L’éducation n’est en effet pas une compétence fédérale en Allemagne et c’est donc à chaque État régional de décider du rythme de la réouverture.

L’Allemagne est partiellement confinée depuis novembre et, ces dernières semaines, elle a réussi à faire baisser le taux d’infection. Mais les chiffres ont atteint un plateau et, ces derniers jours, ils ont commencé à légèrement augmenter. Une évolution attribuée à la propagation rapide du variant britannique.

 

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