Pas de lien officiel entre l'Iran et le 11 septembre, tranche la CIA

Téhéran — Huit des kamikazes qui ont perpétré les attentats anti-américains du 11 septembre 2001 ont transité en Iran, a déclaré hier le directeur intérimaire de la CIA, qui a précisé que rien ne permettait de penser que l'Iran ait pu prendre part au complot.

«Environ huit des kamikazes sont passés en Iran», a dit John McLaughlin sur les ondes de Fox News.

«Nous n'avons aucune preuve que ceci ait été officiellement sanctionné par le gouvernement iranien, a-t-il ajouté. Nous n'avons aucune preuve d'un lien officiel entre l'Iran et le 11 septembre».

Les autorités iraniennes ont reconnu hier que des membres d'al-Qaïda impliqués dans les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis pouvaient être passés par le territoire de la République islamique peu de temps auparavant.

«Nous avons de longues frontières et il est impossible de les contrôler toutes», a déclaré Hamid Reza, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, interrogé au sujet d'un rapport de la commission parlementaire américaine chargée de l'enquête sur les attentats devant paraître la semaine prochaine.

Washington accuse l'Iran d'abriter des activistes du mouvement de ben Laden ayant fui l'Afghanistan après la chute des talibans, fin 2001. Téhéran conteste ces accusations et affirme avoir arrêté plusieurs centaines de membres présumés de la nébuleuse islamiste.

L'Iran a été rangé par George Bush dans un «axe du mal» de pays soutenant le «terrorisme international», au même titre que l'Irak de Saddam Hussein et la Corée du Nord.

Un lien présumé entre al-Qaïda et l'Irak ainsi que la présence d'armes de destruction massive dans l'arsenal irakien avaient été avancés par Washington pour justifier l'invasion de l'Irak. Ces deux arguments ont depuis été balayés dans des rapports officiels.