L’OMS donne sa première homologation d’urgence au vaccin Pfizer-BioNTech

<p>Le vaccin de Pfizer-BioNTech est déjà inoculé depuis plusieurs semaines au Royaume Uni, mais aussi dans l’Union européenne, au Canada, aux États-Unis ou encore en Suisse par exemple.</p>
Photo: Brendan Smialowski Agence France-Presse

Le vaccin de Pfizer-BioNTech est déjà inoculé depuis plusieurs semaines au Royaume Uni, mais aussi dans l’Union européenne, au Canada, aux États-Unis ou encore en Suisse par exemple.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a accordé jeudi sa première homologation d’urgence depuis le début de la pandémie de COVID-19 au vaccin Pfizer-BioNTech, facilitant ainsi la chose aux pays qui souhaitent l’utiliser rapidement, explique un communiqué de l’agence onusienne.

« C’est un pas très positif pour assurer un accès universel aux vaccins contre la COVID-19 », a expliqué la Dre Mariângela Simão, directrice en charge de l’accès aux médicaments au sein de l’OMS, citée dans le communiqué.

Cette procédure, dont l’OMS peut faire usage en cas d’urgence sanitaire, permet aux pays qui ne disposent pas forcément des moyens de déterminer rapidement eux-mêmes l’efficacité et l’innocuité d’un médicament ou d’un vaccin, d’avoir plus rapidement accès au produit concerné.

La procédure permet aussi à l’UNICEF, l’agence de l’ONU en charge d’une importante partie de la logistique de distribution de vaccins anti-COVID-19 dans le monde, et à l’Organisation panaméricaine de la santé d’acheter le vaccin pour ensuite l’acheminer dans les pays pauvres, souligne encore le communiqué.

La Dre Simão a toutefois ajouté qu’il « fallait un effort encore plus important pour pouvoir disposer d’assez de doses de vaccins afin de répondre aux besoins des populations prioritaires partout dans le monde ».

Le vaccin de Pfizer-BioNTech est déjà inoculé depuis plusieurs semaines au Royaume Uni, mais aussi dans l’Union européenne, au Canada, aux États-Unis ou encore en Suisse par exemple.

Plusieurs millions de personnes ont déjà été immunisées avec ce produit estimé efficace à 95 % mais qui requiert un stockage des températures ultra basse de l’ordre de -80 °C, ce qui en rend la logistique de la distribution plus difficile.

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