La coalition italienne se maintient - Berlusconi se sort de la crise

Rome — Les divergences qui menaçaient la coalition au pouvoir en Italie appartiennent au passé, a assuré hier le président du Conseil, Silvio Berlusconi.

«Je pense qu'après [ce qui s'est passé] hier, la situation a été clarifiée; à présent, nous poursuivons notre travail», a-t-il déclaré à la presse à l'issue d'un entretien avec le chef de file de l'Union démocratique du centre (UDC), qui avait menacé de quitter le gouvernement faute d'un changement de cap dans plusieurs dossiers. Les cadres de l'UDC doivent se prononcer aujourd'hui sur le maintien de la formation centriste au sein de la Maison des libertés, la coalition gouvernementale.

Le président du Conseil s'est dit convaincu que les quatre partis qui la composent continueraient à coopérer comme ils le font depuis trois ans. «Maintenant, dans les prochaines heures, beaucoup de choses vont évoluer positivement et cela va garantir la stabilité du gouvernement», a-t-il affirmé.

La crise couve depuis le revers enregistré par Forza Italia, le parti de Berlusconi, aux élections européennes de juin. Les trois autres formations de sa coalition ont en revanche tiré parti du scrutin et l'UDC a fait valoir ce résultat pour réclamer davantage d'influence au sein du gouvernement.

Menaçant de quitter la Maison des libertés, elle a notamment réclamé un remaniement ministériel et exigé du chef du gouvernement qu'il revoie ses projets de décentralisation.

Le sujet le plus préoccupant pour Berlusconi reste toutefois la succession de Giulio Tremonti, le ministre de l'Économie, qui a démissionné au début du mois sous la pression de l'Alliance nationale, autre composante de la coalition.

Le chef du gouvernement, qui assure l'intérim, n'est pas parvenu à trouver une personnalité acceptable pour l'ensemble de ses partenaires. «Je suis ouvert aux requêtes des différentes forces du gouvernement. Je n'ai jamais eu le moindre doute quant à la volonté d'aller de l'avant ensemble», a ajouté Berlusconi.