Blair campe sur ses positions

Londres — Le premier ministre britannique, Tony Blair, pense encore que le dictateur irakien Saddam Hussein «restait une menace en matière d'ADM» (armes de destruction massive) avant la guerre, a déclaré un porte-parole de Downing Street hier, au lendemain de la publication du rapport Butler.

M. Blair «continue de croire que les raisons centrales qu'il avait avancées pour s'engager dans la guerre sont aussi valables aujourd'hui qu'à l'époque», a souligné son porte-parole lors d'un point de presse, et ces raisons «sont que Saddam restait une menace en matière d'ADM».

La commission d'enquête présidée par Lord Robin Butler a conclu mercredi que les services secrets britanniques s'étaient trompés dans leur analyse de l'arsenal irakien avant la guerre, estimant toutefois que Tony Blair n'en était pas responsable.

«Les preuves concernant les ADM de Saddam étaient en réalité moins certaines et moins fondées qu'il n'avait été dit à l'époque», avait ensuite concédé M. Blair devant les députés de la Chambre des communes. Il avait ajouté qu'il «acceptait entièrement» les conclusions du rapport et «assumait l'entière responsabilité de toutes les erreurs qui ont pu être commises» dans l'évaluation de la menace irakienne.

Le premier ministre avait toutefois réaffirmé que «l'Irak, la région, le monde entier sont des endroits meilleurs et plus sûrs sans Saddam», justifiant ainsi l'intervention de la coalition dirigée par les États-Unis.