L’OMS espère en finir avec la pandémie en moins de deux ans

Le chef de l’Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus
Photo: Fabrice Coffrini Pool via Agence France-Presse Le chef de l’Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus

L’Organisation mondiale de la santé espère en finir avec la pandémie de COVID-19 « en moins de deux ans », au moment où de nombreux pays dans le monde sont confrontés à une flambée de nouveaux cas. « Si nous pouvons unir nos efforts […] et en utilisant au maximum les outils disponibles et en espérant que nous pourrons avoir des outils supplémentaires comme les vaccins, je pense que nous pouvons y mettre un terme dans un délai plus court que la grippe [espagnole] de 1918 », a affirmé vendredi le chef de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, en conférence de presse.

La fameuse « grippe espagnole » avait tué 50 millions de personnes de 1918 à 1920, lorsque la malnutrition et la tuberculose rendaient d’autant plus fragile la population. « Dans notre situation actuelle […] le virus a plus de chances de se propager », a souligné le chef de l’OMS. « Mais nous avons l’avantage de disposer de meilleures technologies […] Et nous savons comment l’arrêter ». L’OMS a aussi préconisé « le port du masque aux enfants âgés de 12 ans et plus dans les mêmes conditions que les adultes ».

En Europe, les chiffres de nouveaux cas de contamination en 24 heures publiés vendredi en France, en Italie, en Allemagne ou en Espagne sont inquiétants et montrent un rebond de la pandémie, souvent à la faveur des vacances, de fêtes et de déplacements. L’Espagne, malgré un confinement parmi les plus stricts au monde, le port du masque généralisé et des millions de tests, est de nouveau parmi les plus touchés. Déjà parmi les pays les plus endeuillés (plus de 28 800 morts), c’est aussi le pays d’Europe occidentale qui compte le plus de cas diagnostiqués : près de 378 000, et un taux de contagion (143 nouveaux cas pour 100 000 habitants) dépassant de très loin celui de ses voisins.

Je pense que nous pouvons y mettre un terme dans un délai plus court que la grippe [espagnole] de 1918

L’épidémie flambe aussi en France, qui a enregistré encore plus de décès (plus de 30 500 au total) et 4586 nouveaux cas ces dernières 24 heures. À l’approche de la rentrée scolaire, le gouvernement a décrété le port du masque obligatoire dans les écoles pour les plus de 11 ans, même quand les règles de distanciation physique pourront être respectées.

L’épidémie a fait au moins 797 010 morts, selon un bilan établi vendredi par l’AFP à partir de sources officielles. Plus de 22 847 560 cas d’infection ont été officiellement diagnostiqués et 14 629 730 malades sont aujourd’hui considérés comme guéris. Les États-Unis restent le pays le plus endeuillé avec au moins 175 220 décès, selon un décompte de l’Université Johns Hopkins.

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