Plus de 12 millions de cas du nouveau coronavirus dans le monde

Parmi les 12 063 425 cas d’infection, on compte 549 451 décès.
Photo: Martin Bernetti Archives Agence France-Presse Parmi les 12 063 425 cas d’infection, on compte 549 451 décès.

Plus de 12 millions de cas du nouveau coronavirus ont été officiellement déclarés dans le monde, dont plus de la moitié aux États-Unis et en Amérique Latine, selon un comptage réalisé par l’AFP à partir de sources officielles jeudi à 09 h 55 GMT.

Au moins 12 063 425 cas d’infection, parmi lesquels 549 451 décès, ont été recensés, notamment aux États-Unis, pays le plus touché avec 3 055 101 cas dont 132 309 décès, et au Brésil (1 713 160 cas dont 67 964 décès). Le nombre de cas déclarés dans le monde a doublé depuis le 31 mai, et plus de 1,3 million de nouveaux cas de COVID-19 ont été enregistrés ces sept derniers jours.

Ce total ne reflète toutefois qu’une fraction du nombre réel de contaminations, un grand nombre de pays ne testant notamment que les cas graves.


« Jamais redescendus »

En Europe, la situation semble sous contrôle, même si le Vieux-Continent reste le plus durement touché par le virus avec plus de 200 000 morts, dont plus des deux tiers au Royaume-Uni, en Italie, en France et en Espagne.
 

En Serbie, de nouveaux heurts ont éclaté mercredi à Belgrade, la capitale, lors d’un rassemblement de manifestants furieux de mesures prises par les autorités de pour lutter contre une résurgence de la COVID-19.
 

Dix policiers ont été blessés dans les heurts, mercredi soir à Belgrade, selon le ministre de l’Intérieur Nebojsa Stefanovic.
 

En France, la mairie de Paris a annoncé que la ville aurait bien son traditionnel feu d’artifice tiré depuis la tour Eiffel pour la fête nationale du 14 juillet, mais sans public. Celui-ci sera en revanche présent jeudi pour le premier concert depuis mi-mars de la Philharmonie de Paris, qui affiche complet.

Quant à la Finlande, elle a annoncé rouvrir ses frontières aux touristes de 17 pays européens considérés comme ayant un faible taux d’infection, une liste ne comportant pas la France ni le Luxembourg pour l’instant.
 

Sur le front économique, le gouvernement britannique a dévoilé mercredi de nouvelles mesures de relance totalisant 33 milliards d’euros. Et à Bruxelles, la chancelière Merkel a appelé les Européens à se montrer solidaires et à assurer l’adoption dès cet été du plan de relance massif destiné à sortir de la crise du coronavirus.
 

Après leur divorce avec l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) – qualifié mercredi par l’Allemagne de « revers » face à la pandémie qui a fait plus de 545 000 morts dans le monde – les États-Unis restent le pays le plus durement touché par la maladie, en nombre de contaminations comme en nombre de décès.
 

L’épidémie a fait plus de 132 000 morts dans la première puissance économique mondiale et 3 046 351 cas de contaminations y avaient été détectés mercredi soir.
 

Après une stabilisation de l’épidémie dans ses premiers foyers, notamment à New York, sur la côte Est, le pays affronte depuis quelques semaines une flambée des infections dans le Sud et l’Ouest. Plusieurs États ont ainsi été obligés de suspendre leur processus de déconfinement.
 

Le nombre de cas s’est aussi envolé à Tulsa (Oklahoma), un peu plus de deux semaines après un meeting de campagne organisé par Donald Trump dans cette ville, selon les autorités sanitaires locales.
 

« Nous sommes montés, nous ne sommes jamais redescendus au niveau de base, et là nous sommes en train de remonter » , s’est inquiété Anthony Fauci, plus haut expert en maladies infectieuses du gouvernement américain.
 

Le Championnat nord-américain (MLS) a néanmoins repris mercredi, mais le coronavirus pourrait pousser de nouvelles équipes touchées à se retirer de la compétition.
 

« Parfaitement bien »

Dans ce contexte tendu, l’OMS a mis en garde contre la probable capacité du virus à se transmettre par voie aérienne, notamment dans les lieux publics, c’est-à-dire de manière beaucoup plus contagieuse qu’initialement envisagé.
 

L’épidémie continue ses ravages en Amérique latine et aux Caraïbes, où plus de trois millions de cas de COVID-19 ont été recensés, dont plus de la moitié au Brésil, selon un bilan établi mercredi par l’AFP.
 

Deuxième pays le plus touché, le Brésil recense 67 964 morts pour 1 713 160 cas mais Jair Bolsonaro, son président de 65 ans, même contaminé, continue à claironner qu’il va « parfaitement bien » .
 

Le Pérou a dépassé la barre des 11 000 morts, une semaine après avoir amorcé un déconfinement graduel, et le Mexique a enregistré un nouveau record journalier de 6995 cas mercredi. Et les chiffres officiels bondissent au Venezuela: plus de 1500 malades le 1er juin, plus de 7000 un mois plus tard.
 

L’explosion de cas dans l’État de Zulia, à la frontière avec la Colombie, a entraîné une situation « horrible » à l’hôpital universitaire de Maracaïbo, confie à l’AFP Pilar, une infirmière. « On est débordés » , déplore-t-elle.
 

De loin le pays le plus touché au Proche et Moyen-Orient, l’Iran a dépassé la barre des 12 000 morts, ont annoncé mercredi les autorités.
 

L’Afrique reste loin derrière, tant en termes de contaminations déclarées que de décès dus à la COVID-19, mais le continent a franchi mercredi la barre des 500 000 cas, après avoir dépassé le 1er juillet les 10 000 morts.
 

Au plan sportif, en Asie, d’où est parti le virus en fin d’année 2019, la Ligue des champions de football reprendra en septembre, sur terrain neutre et avec des confrontations à match unique après la phase de groupes, a annoncé jeudi la Confédération asiatique.