Trudeau ne se rendra pas à Washington pour célébrer le nouvel ALENA

Le premier ministre canadien Justin Trudeau
Photo: Adrian Wyld La Presse canadienne Le premier ministre canadien Justin Trudeau

Le premier ministre canadien Justin Trudeau ne se rendra pas à Washington cette semaine pour célébrer avec le président américain Donald Trump et son homologue mexicain Andrés Manuel Lopez Obrador l’entrée en vigueur du nouveau traité de libre-échange nord-américain, a indiqué son cabinet lundi.

« Bien qu’il y ait eu récemment des discussions concernant une possible participation du Canada, le premier ministre sera à Ottawa cette semaine pour tenir des réunions prévues du Conseil des ministres et participer à une séance du Parlement planifiée depuis longtemps », a précisé à l’AFP son cabinet, confirmant des propos du président mexicain.

Ce dernier avait annoncé que M. Trudeau ne pouvait « pas assister à cette réunion de mercredi ». Le premier ministre canadien a cependant accepté de se rendre en visite au Mexique « dès que possible », a indiqué M. Lopez Obrador sur Twitter.

Le président mexicain, pour son premier déplacement à l’étranger, doit rencontrer mercredi son homologue américain Donald Trump à Washington.

Vendredi, M. Trudeau avait indiqué qu’il hésitait à se rendre à Washington en raison notamment d’inquiétudes sur d’éventuels droits de douane que les États-Unis pourraient réimposer sur l’aluminium canadien.

Autre source d’inquiétude selon M. Trudeau, la « situation sanitaire et le coronavirus qui frappe encore » les trois pays, alors que les États-Unis sont les plus touchés au monde par la pandémie et recensaient lundi plus de 2,8 millions de cas et 130 000 décès.

Le nouvel accord de libre-échange (AEUMC) liant les États-Unis, le Canada et le Mexique est entré en vigueur mercredi au moment où les frontières entre les trois pays sont partiellement fermées pour cause de pandémie de Covid-19.

Il remplace en le modernisant l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) entré en vigueur en 1994.

En juin 2018, en pleine renégociation de l'ALENA, Donald Trump n’avait pas hésité à instaurer des droits de douane punitifs sur l’aluminium canadien, provoquant la stupéfaction de son allié historique.