La COVID-19 a fait plus d'un demi-million de victimes dans le monde

Un couple masqué est photographié pendant son trajet en autobus à Pékin, en Chine. La région de la capitale traverse présentement une hausse de la contagion.
Photo: Wang Zhao Agence France-Presse Un couple masqué est photographié pendant son trajet en autobus à Pékin, en Chine. La région de la capitale traverse présentement une hausse de la contagion.

Le monde a franchi dimanche deux seuils symboliques depuis le début de la pandémie de COVID-19 : plus d’un demi-million de morts et dix millions de cas alors que le virus continue de faire des ravages aux États-Unis et semble redémarrer en Chine.

Au moment où ces lignes étaient écrites, 500 390 décès et 10 099 576 cas avaient été officiellement recensés, selon un comptage effectué par l’AFP à partir de sources officielles. Le nombre des décès recensés dans le monde a doublé en un peu moins de deux mois (250 000 le 5 mai) et 50 000 décès supplémentaires ont été enregistrés ces 10 derniers jours.

Si l’Europe est le continent quicompte le plus de décès (un peu plus 196 000 pour 2 600 000 cas), les États-Unis restent le pays le plus touché, tant en nombre de décès (125 750) que de cas (2 540 000). Bien que le nombre de décès quotidiens ait légèrement diminué en juin par rapport au mois précédent, la contagion progresse dans 30 des 50 États américains, notamment dans les plus grands et les plus peuplés du sud et de l’ouest du pays : la Californie, le Texas et la Floride.

Certains ont dû faire une pause dans le processus de déconfinement. Ainsi, le gouverneur de Californie a ordonné dimanche la fermeture des bars de Los Angeles et de six autres comtés de cet État du sud-ouest américain, qui connaît un rebond de la pandémie. Cette mesure concerne potentiellement un total de 13,5 millions d’habitants. Le gouverneur, le démocrate Gavin Newsom, a aussi « conseillé » à huit autres comtés de faire de même. Il avait autorisé la réouverture des bars californiens le 12 juin.

Marche arrière

Le retour à la normale dans de nombreux pays ne doit pas faire oublier que le rythme de la pandémie continue de s’accélérer dans le monde.

Leicester, dans le centre de l’Angleterre, une ville de 342 000 habitants, risque d’être partiellement reconfinée en raison d’une recrudescence des cas, a indiqué dimanche la ministre britannique de l’Intérieur, Priti Patel. Pour tenter d’amortir le choc économique de la pandémie, le premier ministre Boris Johnson doit dévoiler mardi un vaste plan de relance, fondé sur la construction d’infrastructures (routes, écoles, hôpitaux, prisons). Le PIB britannique s’est effondré de 20,4 % en avril, un record historique, et le chômage pourrait dépasser le pic de 3,3 millions enregistré en 1984.

Berceau de la pandémie, la Chine croyait en avoir fini avec la COVID-19. Mais le virus a refait son apparition mi-juin à Pékin, au point où les autorités ont dû se résoudre à fermer les écoles et à confiner plusieurs milliers de personnes dans les zones résidentielles jugées à risque.

Dimanche, les autorités locales ont annoncé le confinement du canton d’Anxin, situé à 60 kilomètres au sud de Pékin, après la découverte d’une dizaine de cas liés au rebond épidémique dans la capitale. À Pékin, où 311 cas ont été diagnostiqués et quelque 7,7 millions de personnes testées, « la situation épidémique est grave et complexe », a reconnu dimanche Xu Hejian, un porte-parole municipal.

En revanche, la Corée du Sud poursuit son retour à la normale. Le pays a réussi à maîtriser la situation grâce à une stratégie très poussée de tests et de recherche des contacts des personnes infectées, sans même imposer de confinement obligatoire. Résultat : les spectateurs seront à nouveau autorisés à assister aux rencontres sportives, ont annoncé dimanche les autorités.

Ailleurs dans le monde, la situation est contrastée. Masque obligatoire dans certains lieux publics et feu vert au rétablissement de mesures restrictives : le gouvernement iranien a décrété la remobilisation dimanche, au lendemain d’un appel à la vigilance du guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei.

Protéger les autres

Pays le plus touché par la pandémie au Moyen-Orient, l’Iran a enregistré un record de 144 décès au cours des 24 dernières heures, un plus haut en près de trois mois, qui porte le bilan national à 10 508 morts. « Je porte un masque » : en dépit d’une campagne de santé publique pour inciter les Iraniens à sortir couverts, seulement « 50 % des passagers du métro portent des masques » et « encore moins dans les bus », a déploré le maire de Téhéran Pirouz Hanachi.

Par contre, le Sri Lanka, où seules 11 personnes ont succombé au virus, a mis fin dimanche aux mesures de confinement qui avaient été réintroduites fin mai dans la crainte d’un rebond épidémique.

En Amérique latine, le pays le plus lourdement touché est le Brésil, qui comptait dimanche soir 57 622 morts sur 1 344 143 cas confirmés, selon les autorités. La Bolivie a connu samedi un record de cas quotidiens de coronavirus, soit 1 253 infections supplémentaires. « Nous entrons dans une phase d’augmentation rapide des cas de COVID-19 », a reconnu le ministre de la Santé Eidy Roca.

Le maire de Quito, Jorge Yunda, a averti que les services de santé de la capitale équatorienne étaient débordés devant l’afflux de malades. Avec 54 500 infections, et plus de 4 400 morts, l’Équateur (17,5 millions d’habitants) est l’un des pays les plus touchés en Amérique latine.

 

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