Au moins 101 soignants décédés de la COVID-19 en Russie

Les autorités russes ont indiqué mardi qu’au moins 101 soignants sont morts du coronavirus dans le pays depuis le début de la pandémie.
Photo: Dimitar Dilkoff Agence France-Presse Les autorités russes ont indiqué mardi qu’au moins 101 soignants sont morts du coronavirus dans le pays depuis le début de la pandémie.

Les autorités russes ont indiqué mardi qu’au moins 101 soignants sont morts du coronavirus dans le pays depuis le début de la pandémie, première statistique officielle de ce genre, et qui est largement inférieure à une liste non officielle tenue par des médecins.

Le nombre officiel de 101 soignants morts de la COVID-19 a été rapporté lors d’une session au Parlement par Lioudmila Letnikova, une haute responsable du ministère de la Santé, citée par l’agence de presse Interfax.

Selon elle, le ministère compte bien le nombre de soignants morts du coronavirus, mais il s’agit de la première fois depuis le début de la pandémie qu’une telle information est rendue publique en Russie.

Une autre liste, tenue depuis avril par des médecins russes, faisait pour sa part état mardi de 293 soignants morts du coronavirus dans le pays, le troisième en nombre d’infections derrière les États-Unis et le Brésil.

Le site d’information russe Mediazona a de son côté fait état de 186 soignants morts du coronavirus, en excluant de la liste les médecins qui ne travaillaient plus lors de leur décès et ceux qui se trouvaient à l’étranger.

Le pic « passé », selon Poutine

Le président Vladimir Poutine a estimé mardi que le pic de la pandémie était « passé » en Russie et que la situation restait « stable de manière générale dans le pays », qui compte plus de 362 000 cas de coronavirus détectés dont 3807 mortels.

Vladimir Poutine a d’ailleurs ordonné mardi que le grand défilé de la victoire sur l’Allemagne nazie, qui avait été reporté début mai, se déroule le 24 juin.

Cette grand-messe patriotique illustrant chaque année la puissance militaire russe avait été remplacée le 9 mai par de modestes commémorations : un défilé aérien, un court discours devant la flamme du soldat inconnu dans lequel M. Poutine avait vanté une Russie « invincible », puis un autre devant des soldats à l’intérieur des murs du Kremlin.

Ce pays déplorait alors plus de 10 000 nouvelles contaminations quotidiennes par le nouveau coronavirus, tandis que les habitants de la majeure partie de son immense territoire restaient confinés chez eux.

La croissance du nombre de nouveaux cas s’est depuis stabilisée et les autorités ont entamé le 12 mai un déconfinement prudent et variable selon les régions. À Moscou, l’épicentre de l’épidémie, des mesures strictes demeurent ainsi en vigueur jusqu’à la fin du mois.