La planète franchit le cap des 5 millions de cas

Au moins 5 075 181 cas d’infection ont été recensés à ce jour dans le monde, dont 330 981 décès.
Photo: Ernesto Benavides Agence France-Presse Au moins 5 075 181 cas d’infection ont été recensés à ce jour dans le monde, dont 330 981 décès.

La planète a franchi jeudi la barre des cinq millions de cas de nouveau coronavirus, déclarés avec une situation contrastée entre la Chine prête à déclarer « victoire » sur le virus, l’Europe qui rouvre progressivement et le continent américain où le bilan ne cesse de s’alourdir.

Selon un comptage de l’AFP réalisé à partir de sources officielles, au moins 5 097 950 cas d’infection ont été recensés à ce jour dans le monde, parmi lesquels 332 425 décès. Continent le plus touché avec près de 2 millions de cas, dont au moins 170 000 mortels, l’Europe poursuit sur la voie d’une très lente normalisation.

L’impact économique continue à se faire durement ressentir sur le Vieux Continent avec une poursuite de la contraction de l’activité dans le secteur privé en mai, mais à un rythme plus faible qu’en avril, selon le cabinet Markit. Dans un secteur du transport aérien sinistré, la compagnie britannique Easyjet a annoncé la reprise de certains vols à partir du 15 juin, essentiellement sur des trajets « intérieurs au Royaume-Uni et en France », avec des mesures sanitaires à bord.

En Espagne, le port du masque dès six ans est désormais obligatoire dans tous les lieux publics quand il n’est pas possible de garder ses distances, y compris dans la rue.

 

 

En Chine, où l’épidémie est officiellement apparue en décembre dans la ville de Wuhan, les 3000 députés de l’Assemblée nationale populaire (ANP) doivent se réunir à partir de vendredi pour la grand-messe annuelle du régime communiste du président Xi Jinping. L’occasion de célébrer la fin de l’épidémie sur le territoire même si le pays redoute une deuxième vague sur fond de résurgences du virus dans certains endroits ces dernières semaines.

La session du parlement « devrait donner l’occasion à Xi Jinping de proclamer la victoire totale dans “la guerre populaire” contre le virus », prévoit la politologue Diana Fu, de l’Université de Toronto (Canada).

Pour sa part, le président américain, très critiqué pour sa gestion de la crise sanitaire et qui veut coûte que coûte redémarrer l’économie de son pays à quelques mois de l’élection présidentielle, insiste néanmoins pour un retour à la normale, notamment en préconisant un G7 de visu.

Son optimisme contraste avec la situation dans son pays, le plus touché au monde en nombre de contaminations (1,57 million de cas) et de décès. L’Université Johns Hopkins a annoncé jeudi soir plus de 1255 morts supplémentaires en 24 heures, ce qui porte le total à plus de 94 661, dont presque un tiers dans le seul État de New York.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a rappelé mercredi que la pandémie était loin d’être contenue, avec 106 000 nouveaux cas dépistés en 24 heures à travers le monde, un record.

Le Brésil est en première ligne, subissant une accélération marquée de l’épidémie avec un bilan quotidien qui vient de grimper jusqu’à 1188 décès. Mais le président d’extrême droite, Jair Bolsonaro, continue de minimiser la dangerosité du virus et de critiquer le confinement. Sous la pression du chef de l’État brésilien, le ministère de la Santé a recommandé mercredi l’usage de la chloroquine et de son dérivé, l’hydroxychloroquine, pour les patients atteints d’une forme légère de la COVID-19.

Dans l’attente d’un vaccin et d’un remède, l’emploi de cet antipaludéen et de son dérivé fait débat, car leur effet contre cette maladie n’a pas été prouvé à ce jour. M. Trump a annoncé lundi prendre de l’hydroxychloroquine chaque jour à titre préventif. Lueur d’espoir : des chercheurs ont montré que des singes vaccinés ou infectés par le nouveau coronavirus avaient développé des anticorps leur permettant d’être protégés contre une nouvelle infection.

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