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Déjà plus de trois millions de cas

Un homme âgé portant un masque comme mesure préventive contre la COVID-19, passe devant un graffiti à Bogota le 21 avril 2020.
Photo: Juan Barreto Agence France-Presse Un homme âgé portant un masque comme mesure préventive contre la COVID-19, passe devant un graffiti à Bogota le 21 avril 2020.

La pandémie a fait à ce jour plus de 209 000 morts, dont plus de 126 000 en Europe, pour plus de trois millions de personnes contaminées dans le monde, selon une compilation de l’AFP. Ce terrible bilan, qui va encore s’alourdir, aurait pu être allégé si tous les pays du monde avaient « écouté attentivement » l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a plaidé lundi son patron, Tedros Adhanom Ghebreyesus, mis en cause par les États-Unis, qui critiquent son action et lui ont coupé les vivres.

Rappelant avoir donné l’alerte le 30 janvier, alors qu’il n’y avait en dehors de Chine que 82 cas et aucun mort, il a déclaré avoir « conseillé au monde entier de mettre en œuvre une approche globale en matière de santé publique ». « Nous avions dit de trouver les cas, tester, isoler et rechercher les contacts. Les pays qui ont suivi les conseils sont en meilleure position que les autres. C’est un fait », a-t-il dit.

La pandémie de nouveau coronavirus a fait au moins 209 338 morts dans le monde depuis son apparition en décembre en Chine. Plus de 3 000 000 de cas d’infection ont été officiellement recensés dans 193 pays et territoires depuis le début de l’épidémie.

     

Les États-Unis, qui ont recensé leur premier décès lié au coronavirus début février, sont le pays le plus touché tant en nombre de morts que de cas, avec 56 144 décès pour plus de 980 000 cas. Au moins 107 526 personnes ont été déclarées guéries. Après les États-Unis, les pays les plus touchés sont l’Italie avec 26 977 morts pour 199 414 cas, l’Espagne avec 23 521 morts (209 465 cas), la France avec 23 293 morts (165 842 cas) et le Royaume-Uni avec 21 092 morts (157 149 cas).

Boris Johnson de retour

Alors que la pandémie marque le pas dans certains pays européens les plus touchés, le premier ministre britannique, Boris Johnson, lui-même victime du virus et de retour aux affaires lundi, a appelé ses concitoyens à la patience. « Si ce virus était un assaillant, un agresseur inattendu et invisible, et je peux vous dire de ma propre expérience que c’en est un, ce serait le moment où nous avons commencé à le maîtriser au sol. […] Mais c’est aussi un moment de risque maximum », a-t-il expliqué.

Si donc la courbe de l’épidémie « commence à s’inverser », les Britanniques doivent continuer à respecter les mesures de confinement, a-t-il plaidé, promettant des décisions « dans les jours à venir », tout en refusant « de gâcher les efforts et les sacrifices du peuple britannique et de risquer une deuxième épidémie majeure ».

Hospitalisé pendant une semaine à Londres, Boris Johnson était en convalescence depuis le 12 avril dans la résidence gouvernementale de Chequers. Pendant son absence, son équipe a été la cible de nombreuses critiques sur sa gestion de la crise. Selon le nouveau patron du Parti travailliste, Keir Starmer, le gouvernement a été « trop lent », à la fois pour décider le confinement, dépister la population et fournir des équipements de protection aux hôpitaux et maisons de retraite.

Outre le sujet délicat du déconfinement, Boris Johnson a d’autres défis à relever : atteindre les 100 000 dépistages quotidiens promis par son gouvernement d’ici la fin avril et fournir des blouses médicales et des masques aux soignants, qui en manquent cruellement. En outre, les négociations du Royaume-Uni avec l’Union européenne sur l’après-Brexit, retardées par le virus, patinent et se rapprochent dangereusement du point de non-retour. Selon la presse, Boris Johnson retrouve un gouvernement divisé, certains poids lourds s’inquiétant des conséquences, sociales mais aussi sanitaires, d’un confinement trop strict sur la durée.

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