Déjà 86 000 décès liés au coronavirus

L’Italie, qui a recensé son premier décès lié au coronavirus fin février, compte 17 669 morts pour 139 422 cas.
Photo: Alberto Pizzoli Agence France-Presse L’Italie, qui a recensé son premier décès lié au coronavirus fin février, compte 17 669 morts pour 139 422 cas.

L’économie mondiale se prépare à un repli historique sous l’effet du nouveau coronavirus, dont le bilan ne cesse de grimper, avec plus de 86 000 décès au total depuis le début de la pandémie. Selon l’Organisation mondiale du commerce (OMC), la chute du commerce mondial pourrait atteindre 32 % en 2020. Les échanges commerciaux devraient accuser une baisse à « deux chiffres » dans « presque toutes les régions » de la planète, a-t-elle prévenu, prédisant une contraction du commerce « probablement supérieure » à celle causée par la crise financière mondiale de 2008-2009.

Conséquence du confinement — plus de la moitié de l’humanité vit confinée —, des « secteurs entiers des économies nationales ont été fermés » ou sont « directement touchés » : les transports, les voyages, l’hôtellerie, la restauration, le commerce de détail non essentiel, le tourisme, « une part importante de l’activité manufacturière »…

L’Organisation internationale du travail (OIT) a prévenu quant à elle que 1,25 milliard de travailleurs risquent d’être directement affectés.

32 %
Il s’agit, selon l’Organisation mondiale du commerce, de la baisse que le commerce mondial pourrait connaître en 2020.

Face à cette crise inédite, l’Union européenne continue pourtant de se déchirer : après une nuit de discussions, ses 27 ministres des Finances ne sont pas parvenus à s’entendre sur une réponse économique commune. « Un échec est impensable », a affirmé le ministre français de l’Économie, Bruno Le Maire, tandis que son homologue italien, Roberto Gualtiere, a appelé à « la solidarité et des choix courageux et partagés ». Mais l’Allemagne comme les Pays-Bas ont réaffirmé leur refus catégorique d’une mutualisation des dettes publiques pour relancer l’économie.

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72 000 nouveaux cas en 24 heures

La pandémie de nouveau coronavirus a fait au moins 86 289 morts dans le monde depuis son apparition, selon un bilan établi par l’AFP mercredi en fin d’après-midi. Plus de 1 469 920 cas d’infection ont été officiellement diagnostiqués dans 192 pays et territoires depuis le début de l’épidémie. Les pays qui ont enregistré le plus de nouveaux décès en 24 heures sont les États-Unis avec 1973 nouveaux morts, le Royaume-Uni (938) et l’Espagne (757).

L’Italie, qui a recensé son premier décès lié au coronavirus fin février, compte 17 669 morts pour 139 422 cas. 542 décès et 3836 nouveaux cas y ont été annoncés mercredi. 26 491 personnes sont considérées comme guéries par les autorités italiennes. Après l’Italie, les pays les plus touchés sont les États-Unis avec 14 695 morts (429 052 cas), l’Espagne avec 14 555 morts pour 146 690 cas, la France avec 10 869 morts (112 950 cas), et le Royaume-Uni avec 7097 morts (60 733 cas).

Cessez-le-feu proposé

Rare bonne nouvelle, la coalition militaire dirigée par l’Arabie saoudite, qui intervient au Yémen en soutien aux forces gouvernementales, observera un cessez-le-feu à partir de jeudi dans le pays en guerre pour prévenir une propagation du nouveau coronavirus, a indiqué mercredi un responsable saoudien. « Nous annonçons un cessez-le-feu à partir de [jeudi] pour deux semaines. Nous nous attendons à ce que les [rebelles] houthis acceptent. Nous préparons le terrain pour lutter contre la maladie de la COVID-19 » au Yémen, a déclaré ce responsable. Selon lui, le cessez-le-feu unilatéral entrera en vigueur jeudi matin. Les rebelles houthis, soutenus par l’Iran, n’ont pas réagi dans l’immédiat à cette offre.