Plus de 900 000 personnes infectées

À Moscou, les autorités ont annoncé qu’elles allaient mettre en place une application mobile et des QR Codes pour vérifier que la population respecte les règles d’isolement et pour surveiller les malades.
Photo: Sergei Supinsky Agence France-Presse À Moscou, les autorités ont annoncé qu’elles allaient mettre en place une application mobile et des QR Codes pour vérifier que la population respecte les règles d’isolement et pour surveiller les malades.

Le nouveau coronavirus a pour l’instant infecté plus de 900 000 personnes sur la planète, dont plus de 200 000 aux États-Unis, et fait plus de 45 000 morts, selon le dernier décompte effectué par l’AFP mercredi en fin d’après-midi.

La COVID-19 a été détectée dans 187 pays et territoires et c’est actuellement aux États-Unis, où il a tué au moins 5 116 personnes, qu’il progresse le plus rapidement.

Fait pour l’instant exceptionnel, un bébé de six semaines a péri mercredi au Connecticut, aux États-Unis, alors que les enfants semblaient pour l’instant relativement épargnés par les complications graves induites par une contamination.

Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a lancé une alerte mercredi quant à la progression « quasi exponentielle » de la pandémie.

« Alors que nous sommes entrés dans le quatrième mois de la pandémie, je suis profondément préoccupé par l’escalade rapide et la propagation mondiale des infections », a-t-il déclaré. Après que « le nombre de décès a plus que doublé au cours de la dernière semaine, dans les prochains jours nous atteindrons un million de cas confirmés et 50 000 décès ».

Deuxième pays du monde pour ce qui est du nombre de morts causées par la pandémie, après l’Italie, l’Espagne a annoncé mercredi qu’elle avait enregistré un nouveau record quotidien de 864 morts en 24 heures, passant la barre des 9000 morts. Le pays redoute de voir submergées les unités de soins intensifs, qui travaillent déjà à la limite de leurs capacités.

En France, le seuil des 4000 morts a été franchi mercredi, dont plus de 500 au cours des 24 dernières heures. Pour freiner la propagation de la pandémie, plus de 3,75 milliards de personnes, soit près de la moitié de la population mondiale (48 %), sont appelées ou contraintes par leurs autorités à rester chez elles.

Non sans difficultés dans les zones les plus pauvres, comme dans le township de Khayelitsha, en lisière du Cap, où vivent des centaines de milliers de personnes dans un entrelacs de cabanes faites de bric et de broc. Sans eau courante, sans toilettes et sans électricité, dans le pays africain le plus touché par la pandémie (1400 cas officiellement enregistrés et cinq morts).

« On n’a pas de toilettes. Alors, on sort. On n’a pas d’eau. Alors, on sort. On essaie de rester dans notre cahute, mais ce n’est pas facile », témoigne Ndithini Tyhido. « Les gens ici aimeraient bien obéir, ils essaient de le faire, mais c’est juste impossible. »

À Moscou, les autorités ont annoncé qu’elles allaient mettre en place une application mobile et des QR Codes pour vérifier que la population respecte les règles d’isolement et pour surveiller les malades.

Partout on espère voir une réduction des arrivées de nouveaux patients, comme en Italie, pays qui enregistre le plus grand nombre de décès mais où le confinement commence à produire des résultats « encourageants », après trois semaines.

Cela dit, la péninsule italienne a encore compté 837 nouveaux morts en 24 heures et les médecins italiens s’inquiètent désormais des convalescents, qui quittent l’hôpital dès que leur vie n’est plus menacée même s’ils sont encore contagieux. Certains sont envoyés dans des centres qui accueillent des personnes âgées. En dépit de strictes mesures de protection, des médecins évoquent « un massacre silencieux » dans ces structures. « Dans une guerre comme celle-ci, on ne peut se permettre de s’exposer à l’apparition de nouveaux foyers de contagion qui risquent de transformer ces centres de convalescence en “bombes virales” qui diffusent le virus », dit Raffaele Antonelli Incalzi, président de la Société de gériatrie italienne.

Le Royaume-Uni a enregistré en une journée 563 décès supplémentaires de patients atteints par le coronavirus, nouveau record marquant une nette accélération de la pandémie et portant le bilan à plus de 2000 morts dans le pays.

L’Iran, pour sa part, a dépassé mercredi la barre des 3000 décès.