Pour le chef de l'OTAN, la piste du missile iranien est crédible

La catastrophe, qui a entraîné la mort de 176 personnes, est survenue quelques heures après des tirs de missiles par Téhéran sur des bases utilisées par l’armée américaine en Irak.
Photo: Akbar Tavakoli IRNA / Agence France-Presse La catastrophe, qui a entraîné la mort de 176 personnes, est survenue quelques heures après des tirs de missiles par Téhéran sur des bases utilisées par l’armée américaine en Irak.

Le secrétaire général de l’OTAN Jens Stoltenberg a estimé vendredi qu’il n’y avait « aucune raison de ne pas croire » les informations de plusieurs pays occidentaux selon lesquelles l’écrasement d’un Boeing ukrainien pouvait être dû à un tir accidentel de missile antiaérien iranien.

« Je n’entrerai pas dans les détails sur nos renseignements, mais ce que je peux dire, c’est que nous n’avons aucune raison de ne pas croire les informations que nous avons vues de différentes capitales alliées de l’OTAN », a déclaré M. Stoltenberg à Bruxelles.

Ces pays « ont exprimé leurs inquiétudes à propos d’informations selon lesquelles l’avion pourrait avoir été abattu par la défense antiaérienne iranienne », a-t-il poursuivi.

Londres et Ottawa affirment que le vol PS752 d'Ukraine Airlines International a sans doute été abattu par un missile iranien, probablement par erreur. Les Pays-Bas ont aussi annoncé vendredi disposer d’informations en ce sens. Téhéran de son côté dément catégoriquement cette thèse.

Le chef de l’OTAN a souligné la nécessité « d’une enquête approfondie et d’établir la totalité des faits », et l’importance d'« une pleine coopération de la part des Iraniens dans une telle enquête ».

Il s’exprimait à son arrivée à une réunion extraordinaire des ministres européens des Affaires étrangères sur les crises au Moyen-Orient et en Libye.

La catastrophe, qui a entraîné la mort de 176 personnes — essentiellement des Irano-Canadiens, mais aussi des Afghans, des Britanniques, des Suédois et des Ukrainiens —, est survenue mercredi, quelques heures après des tirs de missiles par Téhéran sur des bases utilisées par l’armée américaine en Irak.