Les missiles de Pyongyang n’entraveront pas les négociations, soutient Pompeo

Pyongyang a tiré des missiles de courte portée, mardi, pour la quatrième fois en moins de deux semaines.
Photo: Agence centrale de presse nord-coréenne via Agence France-Presse Pyongyang a tiré des missiles de courte portée, mardi, pour la quatrième fois en moins de deux semaines.

La multiplication des tirs de missiles à courte portée par la Corée du Nord n’est pas une entrave à la reprise de négociations avec les États-Unis, a assuré mercredi le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo.

Pyongyang a encore tiré de tels missiles mardi, pour la quatrième fois en moins de deux semaines. Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a prévenu qu’il s’agissait d’un « avertissement » à Washington et à Séoul en raison de leurs manoeuvres militaires conjointes, considérées par le Nord comme un obstacle à la reprise annoncée des discussions avec les États-Unis sur la dénucléarisation du pays reclus.

Prié de dire si ces essais de missiles rendaient l’environnement moins propice à ces pourparlers, Mike Pompeo a tout simplement répondu : « Non ».

« Nous regardons ce qu’il se passe en Corée du Nord », a-t-il expliqué lors d’une conférence de presse à Washington avec son homologue britannique, Dominic Raab. Mais il a rappelé que, lorsque Donald Trump est arrivé à la Maison-Blanche en 2017, « il y avait des essais nucléaires » et des « tirs de missiles de longue portée ».

« Cela n’est pas arrivé » récemment, « c’est une bonne chose », a-t-il insisté.

Donald Trump et Kim Jong-un se sont vus pour la troisième fois fin juin, dans la zone démilitarisée qui sépare les deux Corée, et se sont engagés à relancer les discussions sur le désarmement nucléaire, entamées après leur première rencontre un an plus tôt mais actuellement dans l’impasse. Plus d’un mois plus tard, aucune date n’a toutefois été fixée pour une nouvelle rencontre entre négociateurs, régulièrement annoncée comme imminente par Washington.

« Nous espérons que dans les prochaines semaines on pourra revenir à la table des négociations », a encore dit mercredi le secrétaire d’État américain, rentré bredouille d’une visite à Bangkok, où il a tenté, en vain, de rencontrer les représentants nord-coréens en marge d’une série de réunions régionales. Pyongyang n’avait finalement pas dépêché de délégation de haut niveau en Thaïlande.

« Nous nous préparons à des négociations dans les toutes prochaines semaines, nous nous attendons à ce que les deux équipes puissent se retrouver », a ajouté Mike Pompeo.

La Corée du Nord s'est approprié 2 milliards de dollars grâce à des cyberattaques

La Corée du Nord s’est approprié environ 2 milliards de dollars, destinés à financer son programme d’armement nucléaire, grâce à des cyberattaques contre des banques et des plateformes de cryptomonnaies, indique un rapport des Nations unies consulté mercredi par l’AFP. L’ONU enquête sur au moins 35 attaques déclarées, la plupart menées sous la houlette des services de renseignement nord-coréens. Celles, de « grande ampleur », visant les échanges de cryptomonnaies, « permettent à la Corée du Nord de générer des revenus plus difficiles à suivre […] que le secteur bancaire traditionnel », relève le rapport.

Selon le texte, Pyongyang viole plusieurs sanctions de l’ONU en achetant du matériel pouvant servir à développer des armes et en échangeant charbon et pétrole grâce à des transbordements entre navires.