Afghanistan: deux militaires américains tués

Le nombre des morts dans les rangs américains a fortement chuté après 2014, quand la mission de l’OTAN a cessé d’être une mission de combat.
Photo: Noorullah Shirzada Agence France-Presse Le nombre des morts dans les rangs américains a fortement chuté après 2014, quand la mission de l’OTAN a cessé d’être une mission de combat.

Deux militaires américains ont été tués lundi en Afghanistan, a annoncé le commandement de l’opération de l’OTAN Resolute Support. Les deux militaires, dont l’identité n’a pas été révélée, ont été tués « en action », a indiqué le commandement de l’OTAN dans un communiqué, sans plus de précision. Leur décès porte à 12 le nombre de militaires américains tués au combat en Afghanistan depuis le début de l’année, alors que les États-Unis ont engagé des négociations directes avec les talibans pour mettre fin à la guerre dans ce pays.

Près de 2300 militaires américains sont morts et plus de 20 400 ont été blessés en Afghanistan depuis fin 2001, lorsqu’une coalition internationale menée par les États-Unis a chassé les talibans du pouvoir. Le nombre des morts dans les rangs américains a toutefois fortement chuté après 2014, quand la mission de l’OTAN a cessé d’être une mission de combat.

Donald Trump veut engager le retrait des soldats américains d’Afghanistan avant l’élection présidentielle de novembre 2020 aux États-Unis, lors de laquelle il briguera un second mandat. Le milliardaire républicain avait promis, avant son élection à la Maison-Blanche en 2016, un retrait d’Afghanistan, la plus ancienne guerre américaine. Mais une fois au pouvoir, il avait accepté d’envoyer des soldats américains dans le pays — il y en a actuellement environ 14 000.

Une campagne sous tension

Par ailleurs, les candidats à la présidentielle en Afghanistan démarrent leur campagne dans la peur au lendemain d’une sanglante attaque contre les bureaux d’Amrullah Saleh, un colistier du président afghan Ashraf Ghani, connu pour ses positions hostiles aux talibans. L’attentat de dimanche, commis à Kaboul le jour même du début de la campagne pour l’élection présidentielle prévue le 28 septembre, a fait 20 morts et 50 blessés, pour la plupart des civils, selon un nouveau bilan publié lundi par le ministère de l’Intérieur.

L’attaque, non revendiquée, a alarmé la classe politique afghane. Elle a visé les bureaux de l’Afghanistan Green Trend (AGT), un mouvement politique fondé par Amrullah Saleh, présent sur la liste d’Ashraf Ghani en position de premier vice-président, et ne s’est achevée que tard dans la nuit au terme de presque six heures de combats entre assaillants et forces de l’ordre. « La plupart des candidats s’inquiètent de la sécurité, mais il faut qu’ils fassent campagne », a réagi Mohammad Hakim Torsan, un petit candidat dont les chances de succès paraissent maigres.