Le G20 s’ouvre sur fond de tensions avec la Chine et l’Iran

Le sommet du G20 se tient à Osaka, au Japon.
Photo: Charly Triballeau Agence France-Presse Le sommet du G20 se tient à Osaka, au Japon.

L’affrontement bilatéral entre la Chine et les États-Unis sera au coeur du sommet du G20 d’Osaka, tant cette question est porteuse de conséquences sur le reste des économies mondiales.

Mais autour de ce duel existent d’autres multiples points d’achoppement potentiels entre le président Trump et ses partenaires du groupe des 20 : le durcissement des sanctions contre Téhéran qui irrite Moscou, les passes d’armes entre le président américain et l’Union européenne, ses critiques de la Banque centrale européenne, « l’ambition climatique » exigée notamment par la France, ou encore le programme nucléaire nord-coréen.

Le cas de la Chine

Juste avant de partir au sommet du G20 au Japon, qui a lieu vendredi et samedi, le président américain, Donald Trump, a renouvelé ses mises en garde à la Chine, égratigné l’Allemagne et averti qu’il garderait pour lui sa discussion à venir avec Vladimir Poutine.

Pékin, a-t-il assuré, a un besoin aigu de signer un accord commercial avec les États-Unis parce que l’économie du géant asiatique s’affaiblit selon lui. Le maître de la Maison-Blanche rencontrera samedi son homologue chinois, Xi Jinping, au deuxième jour du sommet organisé à Osaka.

Donald Trump s’en est également pris à l’Allemagne, accusant cet allié, membre de l’OTAN, de profiter des États-Unis en étant mauvaise payeuse. Berlin est un partenaire « défaillant », a asséné le président américain, reprenant un de ses thèmes récurrents, qui a contribué à altérer les relations entre Washington et ses partenaires d’Europe occidentale. « L’Allemagne verse des milliards et des milliards de dollars à la Russie pour son énergie et malgré cela, nous sommes censés protéger l’Allemagne », s’est emporté M. Trump. Il doit rencontrer à Osaka la chancelière allemande, Angela Merkel.

Le cas russe

En plus de l’entretien entre MM. Trump et Xi, une autre rencontre bilatérale sera scrutée à la loupe : celle entre le président américain et son homologue russe, Vladimir Poutine. Le milliardaire républicain a prévenu qu’il n’aurait pas à rendre compte de cette discussion avec l’homme fort du Kremlin. « Ce que je lui dirai ne sont pas vos affaires », a-t-il dit aux journalistes.

Pour leur part, le président russe, Vladimir Poutine, et la première ministre britannique, Theresa May, s’entretiendront vendredi en marge du G20, leur première rencontre depuis l’empoisonnement de l’ex-espion Sergueï Skripal en 2018, ont annoncé mercredi les deux parties.