Les «anges gardiens» d’Edward Snowden veulent être réunis au Canada

Vanessa Rodel et sa fille souhaitent que le Canada offre l’asile aux autres «anges gardiens» de Snowden.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Vanessa Rodel et sa fille souhaitent que le Canada offre l’asile aux autres «anges gardiens» de Snowden.

Une réfugiée qui avait contribué à « cacher » le lanceur d’alerte Edward Snowden à Hong Kong souhaite que d’autres membres de la famille de sa fille puissent la rejoindre au Canada.

Vanessa Rodel affirme qu’elle et sa fille de sept ans s’installent petit à petit à Montréal où, depuis leur arrivée en mars, elles ont trouvé un appartement et apprennent le français.

Mais elle a ajouté que cinq autres membres du groupe surnommé les « anges gardiens » de Snowden — dont le père de sa fillette et deux de ses enfants — se trouvent toujours à Hong Kong. Elle soutient qu’ils y sont victimes de discrimination et que quatre d’entre eux pourraient être expulsés vers le Sri Lanka.

Mme Rodel a fait ces commentaires lors d’une conférence de presse à Montréal, où ses avocats ont révélé qu’ils avaient déposé de nouvelles demandes pour que ces autres réfugiés soient acceptés pour des motifs humanitaires et de réunification familiale.

L’avocat Robert Tibbo soutient que toute la famille souffre psychologiquement de cette séparation et qu’il est impératif qu’elle soit réunie bientôt au Canada.