Onzième mort de la saison sur l’Everest

<p>La saison de l’Everest, la plus meurtrière depuis 2015, tire actuellement à sa fin.</p>
Photo: Prakash Mathema Agence France-Presse

La saison de l’Everest, la plus meurtrière depuis 2015, tire actuellement à sa fin.

Un alpiniste américain est mort en descendant de l’Everest, ont annoncé mardi les autorités népalaises, portant à onze le nombre de morts sur le toit du monde cette saison.

Christopher John Kulish, 61 ans, avait gravi le sommet de 8848 m et était de retour lundi soir au campement le plus élevé de la montagne. « Soudain il a eu un problème cardiaque et est mort au col Sud, d’après les organisateurs de son expédition », a déclaré Mira Acharya du département du tourisme du Népal.

La saison de l’Everest, la plus meurtrière depuis 2015, tire actuellement à sa fin. Elle a été marquée par d’impressionnants embouteillages en « zone de la mort » et de nouveaux appels à mieux réguler l’ascension.

Un alpiniste australien était également hospitalisé à Katmandou, selon son agence, après avoir été secouru à plus de 7000 mètres d’altitude. Selon la presse australienne, Gilian Lee tentait de gravir l’Everest par son versant nord, côté Tibet, sans bouteilles d’oxygène.

Le nombre total d’himalayistes parvenus sur le toit du monde cette année pourrait dépasser le record de 807 personnes établi en 2018.

Le Népal avait émis 381 permis pour cette saison de printemps. La Chine en avait de son côté accordé au moins 140. Chaque titulaire de permis est accompagné d’au moins un sherpa.

Outre l’Everest, neuf personnes sont mortes sur des « 8000 » de l’Himalaya ces dernières semaines et une autre est portée disparue.

La haute saison de l’Everest et des pics voisins dure de fin avril à fin mai. À cette période, la météo offre une courte fenêtre de conditions moins extrêmes dans ces hauteurs.