Le nombre de morts lié au terrorisme en baisse

Avec 4180 décès, l’Afghanistan redevient toutefois le pays «le plus dangereux du monde».
Photo: Wakil Kohsar Archives Agence France-Presse Avec 4180 décès, l’Afghanistan redevient toutefois le pays «le plus dangereux du monde».

Le nombre de morts lié au terrorisme a atteint en 2018 son niveau le plus bas depuis 2009, notamment grâce au recul des violences perpétrées par le groupe État islamique (EI), a affirmé mercredi le Centre international d’analyse du terrorisme Jane (JTIC).

« Sur l’ensemble de l’année 2018, le JTIC a enregistré dans le monde un total de 15 321 attaques commises par des groupes armés non étatiques, qui ont fait un total de 13 483 morts » parmi les personnes n’appartenant pas à ces groupes, a déclaré Matthew Henman, le directeur du centre de recherche, dans un communiqué.

Ce nombre est le plus faible enregistré par le JTIC depuis qu’il a commencé à collecter ces données, en 2009. Le nombre des attentats, en recul de 33,1 % sur un an, est quant à lui au plus bas depuis 2011.

Premier élément mis en avant pour expliquer cette évolution, les pertes territoriales subies par le groupe EI en Irak et en Syrie jusqu’en 2017, qui ont « sensiblement réduit la capacité du groupe à opérer », selon le JTIC. Le groupe EI a été responsable de 1327 attaques ayant provoqué la mort de 3151 personnes, des chiffres en baisse de respectivement 71 % et 51,5 %.

Ce phénomène, combiné à la reprise par le gouvernement syrien du contrôle d’une partie croissante de son territoire, « dans et autour de Damas, ainsi que dans le centre et le sud », a entraîné une baisse de 63,6 % du nombre des attentats en Syrie.

À l’inverse, avec 4180 morts causées par le terrorisme, l’Afghanistan devient « le pays le plus dangereux du monde », souligne le rapport, en raison de la persistance d’attaques du groupe EI et de « la montée en puissance des talibans ».

Sur le continent européen, le JTIC souligne « l’intensification des activités opérationnelles des deux groupes militants séparatistes prorusses » à l’origine de la création des Républiques populaires autoproclamées de Lougansk et de Donetsk, dans la région du Donbass, dans l’est de l’Ukraine. Un pays où ont été commises l’an dernier 4422 attaques, dont le bilan est de 92 morts.