Le transfert de l’ambassade brésilienne à Jérusalem est une question de temps

Benjamin Nétanyahou était en visite au Brésil à l’occasion de l’investiture du président élu Jair Bolsonaro.
Photo: Fernando Frazao Benjamin Nétanyahou était en visite au Brésil à l’occasion de l’investiture du président élu Jair Bolsonaro.

Le premier ministre israélien, Benjamin Nétanyahou, a affirmé dimanche à Rio que le Brésil transférera bien, tôt ou tard, son ambassade en Israël à Jérusalem, même si la date de ce déménagement n’a pas encore été fixée.

M. Nétanyahou, en visite au Brésil à l’occasion de l’investiture du président élu Jair Bolsonaro, s’exprimait à Rio devant des représentants de la communauté juive.

« Le président Bolsonaro a dit qu’il allait transférer son ambassade à Jérusalem, ce n’est pas une question de savoir si ça se fera, mais quand ça se fera », a déclaré M. Nétanyahou, selon une transcription de ses propos fournie par ses services.

« Le président Trump avait dit la même chose et il l’a fait, et le président Bolsonaro le fera aussi. Il a accepté mon invitation de venir en Israël et a dit qu’il viendrait avant le mois de mars », a-t-il ajouté.

Au cours de cette première visite d’un premier ministre israélien au Brésil, M. Nétanyahou, arrivé vendredi, doit assister le 1er janvier à Brasília à l’investiture en grande pompe du président élu d’extrême droite.

M. Bolsonaro avait déclenché une vive polémique en annonçant en novembre, au lendemain de son élection, son intention de transférer l’ambassade du Brésil de Tel-Aviv à Jérusalem, comme les États-Unis l’ont fait en mai.

Il avait fait ensuite marche arrière, affirmant que ce transfert « n’avait pas encore été décidé ».

Premier exportateur mondial de viande hallal, le Brésil pourrait voir ses relations commerciales avec les pays arabes menacées en cas de transfert effectif de son ambassade.

L’État hébreu considère toute la ville de Jérusalem comme sa capitale, alors que les Palestiniens aspirent à faire de Jérusalem-Est la capitale de leur futur État.

Pour la communauté internationale, le statut de Jérusalem doit être négocié par les deux parties et les ambassades ne doivent pas s’y installer tant qu’un accord n’a pas été trouvé, une position suivie par le Brésil jusqu’à présent.