Nissan: le bras droit de Ghosn doit être libéré sous caution

De nouvelles accusations pourraient être portées contre Carlos Ghosn et Greg Kelly concernant 36 millions $ US supplémentaires qui n'auraient pas été déclarés entre 2016 et 2018.
Photo: Kazuhiro Nogi Agence France-Presse De nouvelles accusations pourraient être portées contre Carlos Ghosn et Greg Kelly concernant 36 millions $ US supplémentaires qui n'auraient pas été déclarés entre 2016 et 2018.
Un tribunal japonais a autorisé mardi la libération sous caution de Greg Kelly, le cadre du constructeur automobile Nissan accusé d'avoir omis de déclarer des dizaines de millions de dollars empochés par son patron.

Après plus de cinq semaines derrière les barreaux, Greg Kelly devrait être relâché dès mardi, moyennant une caution d'environ 635 000 $US.

L'ancien président du conseil d'administration de Nissan, Carlos Ghosn, avait lui aussi été arrêté le 9 novembre dernier, mais sa détention se poursuit puisqu'il fait également face à une allégation d'abus de confiance.

Les autorités japonaises reprochent aux deux hommes d'avoir contrevenu aux lois financières en omettant de déclarer des revenus de 44 millions $ US empochés par M. Ghosn entre 2011 et 2015.

De nouvelles accusations pourraient être portées contre eux concernant 36 millions $ US supplémentaires qui n'auraient pas été déclarés entre 2016 et 2018.

Cette affaire entourant un titan de l'industrie a soulevé des inquiétudes quant aux détentions prolongées que permet le système judiciaire japonais. Un suspect peut être détenu jusqu'à 20 jours par crime soupçonné sans avoir été officiellement inculpé.

Nissan a révoqué les titres de MM. Kelly et Ghosn, sans toutefois les dépouiller de leur siège au conseil d'administration. Du côté de son allié français Renault, une direction intérimaire a été mise en place. Mitsubishi a pour sa part adopté des mesures similaires à Nissan.