La Nouvelle-Zélande interdit aux étrangers d’acheter des maisons

Une maison est à vendre à Christchurch, en Nouvelle-Zélande. Auparavant, le marché du logement était ouvert aux investisseurs du monde entier.
Photo: Mark Baker Associated Press Une maison est à vendre à Christchurch, en Nouvelle-Zélande. Auparavant, le marché du logement était ouvert aux investisseurs du monde entier.

La Nouvelle-Zélande interdit dorénavant à la plupart des étrangers d’acheter des maisons, alors qu’elle s’attaque à une flambée du prix du logement.

Auparavant, le marché du logement était ouvert aux investisseurs du monde entier, mais le gouvernement a adopté mercredi une loi autorisant uniquement les résidents néo-zélandais à acheter des maisons.

Au cours des dernières années, de nombreuses anecdotes ont circulé faisant état d’étrangers fortunés provenant de la Silicon Valley et d’ailleurs qui s’achetaient des ranchs dans la pittoresque région rurale de la Nouvelle-Zélande pour pouvoir échapper à un monde turbulent.

On a également entendu parler d’acheteurs chinois bien nantis qui damaient le pion à des Néo-Zélandais pour mettre la main sur des maisons de banlieue dans la ville principale d’Auckland.

Les statistiques indiquent qu’environ 3 % des maisons néo-zélandaises sont vendues à des étrangers, mais cette proportion atteint 5 % dans la région pittoresque de Queenstown et 22 % dans le centre d’Auckland.

3 %
La proportion des maisons néo-zélandaises qui sont vendues à des étrangers

Le mois dernier, les directeurs du conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) ont encouragé la Nouvelle-Zélande à reconsidérer l’interdiction qui, selon eux, ne fera rien pour améliorer l’accessibilité au logement.

Mais le gouvernement affirme qu’il ne fait aucun doute que les étrangers gonflent les prix, et la seule question qui reste est de savoir de combien.

Il y a quelques exceptions. Les étrangers ayant le statut de résident de la Nouvelle-Zélande pourront toujours acheter des maisons, tout comme les résidents de l’Australie et de Singapour, grâce aux accords de libre-échange existants.

Les étrangers qui possèdent déjà des maisons en Nouvelle-Zélande ne seront pas touchés. Et les acheteurs étrangers pourront toujours faire des investissements limités dans de grands immeubles et des hôtels.

La montée en flèche des prix des logements à Auckland préoccupe particulièrement les Néo-Zélandais, même si ce marché s’est refroidi au cours de l’année écoulée. Les prix y restent parmi les plus élevés au monde par rapport aux revenus des habitants.

Les chiffres publiés mercredi par l’Institut de l’immobilier de Nouvelle-Zélande indiquent que le prix médian des logements à Auckland est de 835 000 $NZ (720 000 $CAN), alors que le prix médian est de 550 000 $NZ (475 000 $ CAN).