Les incendies de forêts les plus meurtriers du XXIe siècle

Photo: Angelos Tzortzinis Agence France-Presse

L’Australie en 2009

Au moins 173 personnes meurent dans des incendies de brousse dans le sud-est de l’Australie, notamment dans l’État de Victoria, victime le week-end du 7 février 2009 de la conjugaison de températures extrêmes et de la sécheresse de l’environnement.

Des villes entières et plus de 2000 maisons sont rasées.

Le feu perdure pendant plusieurs semaines avant d’être contenu grâce à la mobilisation de milliers de pompiers et de volontaires.

La Grèce en 2007

Fin août 2007, des incendies de forêts sans précédent ravagent 250 000 hectares dans le Péloponnèse (sud) et l’île d’Eubée (nord-est d’Athènes) faisant 77 morts sur leur passage.

Beaucoup de victimes meurent en tentant de fuir dans la panique les villages encerclés par les flammes, tandis que le prestigieux site d’Olympie est menacé.

Le Portugal en 2017 et 2003

Soixante-quatre personnes périssent et plus de 250 sont blessées dans un gigantesque incendie de forêt qui se déclare le 17 juin 2017 à Pedrogao Grande dans le centre du pays, puis se propage aux régions voisines.

De nombreuses victimes meurent dans leurs voitures, piégées par les flammes.

En cinq jours, les flammes consument quelque 46 000 hectares de forêt et broussaille.

Le Portugal avait déjà été frappé en 2003 par des incendies gigantesques qui avaient ravagé pendant des semaines le centre et le sud du pays en proie à la canicule, faisant 20 morts. Près de 425 000 hectares étaient partis en fumée.

Israël en 2010

Le pire incendie de l’histoire d’Israël a fait 44 morts, le 2 décembre 2010. Les victimes, pour la plupart des élèves gardiens de prison, ont été prises au piège des flammes à bord d’un autobus. En quatre jours, le sinistre ravagera près de 5000 hectares du parc national du mont Carmel (nord).

La Russie en 2015 et 2010

En avril 2015, 34 personnes périssent dans de gigantesques feux de prairies qui ravagent mi-avril 10 000 kilomètres carrés en Sibérie.

Partis de Khakassie (sud sibérien), les incendies qui ont détruit 2000 maisons se sont propagés jusqu’en Mongolie, environ 200 kilomètres au sud, puis ont pratiquement atteint la frontière chinoise, selon la section russe de Greenpeace.

Cinq ans auparavant, en 2010, la partie occidentale du pays, confrontée à une canicule et une sécheresse sans précédent, avait été ravagée par des incendies qui avaient tué une soixantaine de personnes entre fin juillet et fin août. Plus d’un million d’hectares de forêts, de tourbières et de broussailles avaient été détruits et des villages entiers brûlés.

Les États-Unis en 2003

Vingt-deux personnes, dont deux au Mexique, périssent dans des incendies de forêts qui dévastent la Californie, fin octobre-début novembre 2003. En deux semaines, 300 000 hectares de végétation sont ravagés, 3576 maisons détruites et 100 000 personnes évacuées.

Plus récemment en Arizona, dans le sud-ouest des États-Unis, 19 pompiers ont trouvé la mort le 1er juillet 2013 alors qu’ils creusaient une ligne de pare-feu pour empêcher l’extension d’un gigantesque incendie.

Des incendies restés dans l’histoire

L’incendie de forêt le plus meurtrier dans le monde semble être celui d’octobre 1871 à Peshtigo (Wisconsin/États-Unis), qui avait fait entre 800 et 1200 morts. Le feu, qui s’était déclaré dans la forêt plusieurs jours auparavant, avait détruit en quelques heures cette bourgade forestière de 1700 habitants, et ravagé seize autres villages, répartis sur 500 000 hectares.

En mai 1987, le plus grave feu de forêt de l’histoire récente de la Chine avait fait au moins 119 morts dans le nord-est du pays et 51 000 sans-abri.

Avec son lourd bilan de 82 morts, l’incendie d’août 1949 qui avait frappé les Landes, dans le sud-ouest de la France, reste également dans les mémoires. Les victimes — pompiers, bénévoles et militaires- avaient été prises dans un véritable nuage de feu provoqué par un changement brutal de la direction et de l’intensité des vents.