Afghanistan: l’ONU condamne la violence et soutient le processus électoral

Des hommes afghans s'inscrivent pour participer aux prochaines élections parlementaires, dans le district de Bihsood.
Photo: Noorullah Shirzada Agence France-Presse Des hommes afghans s'inscrivent pour participer aux prochaines élections parlementaires, dans le district de Bihsood.

Le Conseil de sécurité des Nations unies a condamné lundi, dans une déclaration approuvée à l’unanimité, « ceux qui ont recours à la violence pour entraver le processus électoral » en Afghanistan, pays qui doit bénéficier d’« institutions démocratiques durables ».

Dans ce texte, rédigé par les Pays-Bas et négocié pendant plusieurs jours, « le Conseil souligne l’importance qu’il accorde à la mise en place d’institutions démocratiques durables en Afghanistan sur la base d’élections inclusives, transparentes et crédibles ».

La plus haute instance de l’ONU est aussi attachée « à la pleine participation des femmes et des groupes minoritaires, y compris ethniques, religieux et linguistiques, en toute sécurité, en qualité tant d’électeurs que de candidats », ajoute la déclaration.

Plus de 8,9 millions d’Afghans, dont plus de 3 millions de femmes, se sont inscrits sur les listes électorales pour les élections parlementaires et locales prévues le 20 octobre et le scrutin présidentiel qui suivra en 2019.

« Le Conseil souligne l’importance d’un climat de sécurité pour la tenue des élections, condamne dans les termes les plus vigoureux ceux qui ont recours à la violence pour entraver le processus électoral, y compris les éléments affiliés aux talibans et [au groupe] État islamique », indique aussi son texte.

L’instance de l’ONU ajoute qu’elle se félicite « de la résilience des Forces nationales de défense et de sécurité afghanes, de leur progrès et du courage exceptionnel dont elles font preuve ainsi que du rôle de premier rang qu’elles jouent pour assurer la sécurité de leur pays ».

Selon la Mission d’assistance de l’ONU en Afghanistan (MANUA), qui comptabilise depuis dix ans les victimes civiles du conflit, le pays a connu au premier semestre 2018 son pire bilan avec près de 1700 morts parmi la population. Plus de la moitié d’entre eux ont été tués dans des attentats attribués au groupe État islamique.