Nucléaire: Trump se fait rassurant sur la Corée du Nord

Le leader nord-coréen, Kim Jong-un, et le président américain, Donald Trump, lors de leur rencontre à l'hôtel Capella de Singapour, le 11 juin dernier
Photo: Saul Loeb Agence France-Presse Le leader nord-coréen, Kim Jong-un, et le président américain, Donald Trump, lors de leur rencontre à l'hôtel Capella de Singapour, le 11 juin dernier

Le président américain, Donald Trump, a assuré mardi que les discussions avec la Corée du Nord en vue d’une dénucléarisation se passaient « bien » et s’en est pris à ceux qui ont émis des doutes sur la progression de ces consultations.

« Beaucoup de bonnes conversations avec la Corée du Nord — ça se passe bien ! Pendant ce temps, pas de tirs de missiles ou d’essais nucléaires en huit mois. Toute l’Asie est ravie. Seul le parti d’opposition, qui inclut les “fake news”, se plaint. Si je n’étais pas là, on serait maintenant en guerre avec la Corée du Nord ! », a lancé dans un tweet M. Trump.

Le président américain a rencontré le dirigeant nord-coréen, Kim Jong-un, le 12 juin à Singapour. Leur poignée de main historique n’a pour l’instant débouché ni sur un calendrier ni sur des modalités précises pour le démantèlement de l’arsenal nucléaire nord-coréen, mais le secrétaire d’État américain, Mike Pompeo, se rend en Corée du Nord du 5 au 7 juillet pour poursuivre les consultations sur la dénucléarisation de la péninsule.

Ces derniers jours, des médias américains citant de multiples sources anonymes ont rapporté que les services de renseignement américains disposaient d’informations selon lesquelles la Corée du Nord tenterait de cacher une partie de son arsenal nucléaire.

La porte-parole de la Maison-Blanche a refusé lundi de confirmer ou d’infirmer ces articles.

« Je pense qu’un certain nombre de choses se sont produites. Premièrement, nous n’avons pas assisté à un lancement de missile au cours des huit derniers mois », a relevé Sarah Sanders, en référence à l’ancienne attitude nord-coréenne qui consistait à faire des tests de missiles balistiques.

« Vous n’avez pas vu d’explosions nucléaires. Et, encore une fois, ces conversations peuvent continuer à évoluer », a-t-elle poursuivi. « Je ne vais pas entrer dans les détails, mais je peux vous dire que des progrès continuent à être enregistrés », a-t-elle assuré.

Le département d’État américain a par ailleurs indiqué que le secrétaire d’État Mike Pompeo s’était entretenu au téléphone avec le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.

Les deux hommes ont évoqué la Corée du Nord ainsi que le conflit syrien et le sommet entre Donald Trump et son homologue russe, Vladimir Poutine, le 16 juillet à Helsinki.

Rohani raille les menaces américaines

Le président iranien, Hassan Rohani, a qualifié mardi de « pure imagination » l’annonce par les États-Unis qu’ils allaient empêcher l’Iran d’exporter son pétrole et a dénoncé les « sanctions aveugles » américaines comme la pire violation des droits de la personne.

Depuis leur retrait en mai de l’accord sur le nucléaire iranien conclu en 2015, les États-Unis ont annoncé le rétablissement de sanctions contre l’Iran et veulent notamment « réduire à zéro » ses revenus tirés de ses ventes de pétrole brut, comme l’a annoncé lundi le directeur politique du département d’État, Brian Hook. « Ce sont en fait des propos exagérés qui ne pourront jamais se réaliser », a répondu le président iranien.

L’Allemagne, la Chine, la France, la Grande-Bretagne, la Russie ainsi que l’UE, associée au suivi de l’accord, ne cessent de proclamer leur attachement au texte, qu’elles présentent comme une victoire diplomatique en matière de lutte contre la prolifération nucléaire.