Naufrage en Indonésie: l’anxieuse attente des proches de victimes

Malgré les importantes recherches, le bateau qui a coulé lundi dans de hautes vagues et des vents violents n’a toujours pas été localisé.
Photo: Ivan Damanik Agence France-Presse Malgré les importantes recherches, le bateau qui a coulé lundi dans de hautes vagues et des vents violents n’a toujours pas été localisé.

Simalungun — Des proches de victimes d’un naufrage de bateau en Indonésie attendaient anxieusement des nouvelles vendredi, quatre jours après le drame survenu dans un lac volcanique sur l’île de Sumatra, qui a fait près de 200 disparus.

 

Quand Jadianto Nainggolan a appris qu’une douzaine de membres de sa famille étaient des passagers du bateau, il ne voulait pas y croire : « Quatre étaient des frères et soeurs, et chacun d’eux étaient avec ses enfants. Dès que j’ai appris la nouvelle, j’étais sous le choc », raconte-t-il à l’AFP.

 

M. Nainggolan est parmi les centaines de proches de disparus qui se sont rendus dans les centres gérant les recherches ou sur les berges de l’immense lac qui remplit le cratère d’un gigantesque volcan sur 1145 kilomètres carrés.

 

« Mon plus jeune neveu, qui devait être sur le bateau, a trois ans. Mon neveu le plus âgé a 20 ans », ajoute M. Nainggolan.

 

Malgré les importantes recherches auxquelles participent quelque 400 secouristes, le bateau qui a coulé lundi dans de hautes vagues et des vents violents n’a toujours pas été localisé. Il effectuait une liaison d’une quarantaine de minutes entre la berge et une île située au milieu du lac.

 

Vendredi, les autorités ont déployé des sonars pour tenter de retrouver le bateau dans ce lac dont la profondeur va jusqu’à 500 mètres, rendant les opérations très difficiles.

 

La mort de trois passagers a été confirmée, tandis que 193 autres sont portés disparus, parmi lesquels des membres de la famille de Juwita Sumbayak, l’un des rares survivants : « mes deux enfants sont toujours portés disparus », dit le père hospitalisé à Samosir, une île du lac Toba, dans le district de Simalungun.

 

Un autre survivant, Hernando Lingga, 24 ans, se souvient des derniers instants avant la disparition du bateau : « Une trentaine de minutes après avoir quitté le port, les eaux ont soudain commencé à envahir le bateau. Des passagers ont commencé à paniquer et certains ont poussé des cris hystériques. Ensuite, le bateau a commencé à chavirer et à couler », raconte le jeune homme.

 

Le bateau aurait effectué ce trajet illégalement, sans distribution de billets ni liste de passagers, selon les autorités.

 

Le capitaine, Tua Sagala, et deux membres d’équipage ont été interpellés par la police pour être interrogés.

 

Agence France-Presse