Paris et Berlin veulent croire à une reprise du processus de paix en Urkraine

Russes et Ukrainiens se sont réengagés en faveur d’un cessez-le-feu, ce lundi à Berlin.
Photo: Tobias Schwarz Agence France-Presse Russes et Ukrainiens se sont réengagés en faveur d’un cessez-le-feu, ce lundi à Berlin.

Paris et Berlin se voulaient prudemment optimistes lundi soir pour le processus de paix en Ukraine qu’ils parrainent, à l’issue d’une réunion où Russes et Ukrainiens se sont réengagés en faveur d’un cessez-le-feu attendu de longue date.

« Toutes les parties se sont de nouveau exprimées en faveur d’un cessez-le-feu durable, et celui-ci inclut le retrait des armes lourdes, le désarmement de troupes, le déminage dans la région [du Donbass] et l’accès comme la protection de la mission d’observateurs de l’OSCE », a déclaré le ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas, après cinq heures de réunion tardive à Berlin avec ses homologues français, russe et ukrainien.

Cette rencontre ne visait pas à réaliser une percée diplomatique, mais à renouer le dialogue après 16 mois sans réunion et une escalade des tensions dans l’est de l’Ukraine où le cessez-le-feu prévu par les accords de Minsk de février 2015 est violé une multitude de fois chaque jour.

Le ministre français Jean-Yves Le Drian a donc salué lundi une « dynamique positive » et son homologue russe, Sergueï Lavrov, a évoqué « une rencontre très utile », même si « nous n’avons pas réussi à régler tous les problèmes liés à la mise en oeuvre des accords de Minsk ».

Quant à l’idée d’une force de maintien de la paix de l’ONU, les quatre ministres l’ont évoquée à Berlin lundi soir, mais elle semble exclue tant que le cessez-le-feu ne sera pas respecté.

« Nous sommes prêts à travailler sur les paramètres d’une possible mission des Nations unies pour l’Ukraine orientale lorsque la mise en oeuvre des accords de Minsk le permettra », a dit M. Le Drian.

Le conflit entre Kiev et les séparatistes prorusses du Donbass a fait quelque 10 000 morts en quatre ans et des centaines de milliers de déplacés, malgré le processus de paix engagé sous l’égide de Paris et de Berlin.

Mais signe du regain d’intérêt, le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté début juin sa première résolution sur le conflit depuis janvier 2017, afin de dénoncer les violations du cessez-le-feu.