Le Paraguay confirme l'inauguration imminente de son ambassade à Jérusalem

Le transfert de son ambassade de Tel-Aviv à Jérusalem n'empêche pas le Paraguay d'entretenir une relation «intense et très étroite» avec la Palestine, a assuré le chef de la diplomatie du Paraguay, Eladio Loizaga. 
Photo: Eitan Abramovich Archives Agence France-Presse Le transfert de son ambassade de Tel-Aviv à Jérusalem n'empêche pas le Paraguay d'entretenir une relation «intense et très étroite» avec la Palestine, a assuré le chef de la diplomatie du Paraguay, Eladio Loizaga. 

Le Paraguay inaugurera dans les jours à venir son ambassade à Jérusalem, imitant ainsi les États-Unis et le Guatemala, a confirmé jeudi le chef de la diplomatie Eladio Loizaga.

Le ministre n'a pas précisé la date de cette inauguration. Selon des sources non officielles, celle-ci pourrait intervenir mardi, en présence du président paraguayen Horacio Cartes.

« Le président a planifié cette décision il y a environ huit mois. Nous en avons discuté et voilà, le moment est arrivé. La décision n'a rien à voir avec le fait que d'autres gouvernements aient fait la même chose », a dit M. Loizaga à la radio 780 AM de Asuncion.

Selon le chef de la diplomatie, le président paraguayen a pris sa décision après un voyage en juillet 2016 en Israël, où il a pu observer que c'est à Jérusalem que tous les ambassadeurs en poste dans ce pays viennent présenter leurs lettres de créance auprès des autorités.

« Le siège du gouvernement [d'Israël] est à Jérusalem, le bureau du premier ministre, celui du président, les visites officielles se font à Jérusalem », a énuméré M. Loizaga.

Le transfert de son ambassade de Tel-Aviv à Jérusalem n'empêche pas le Paraguay d'entretenir une relation « intense et très étroite » avec la Palestine, a-t-il assuré.

Le Paraguay s'apprête ainsi à devenir le 2e État d'Amérique latine, après le Guatemala mercredi, à imiter la décision très controversée de Donald Trump. D'autres pays suivront, a prédit M. Loizaga.

Lundi, les États-Unis ont procédé à l'ouverture controversée et ultramédiatisée de leur nouvelle ambassade à Jérusalem, qui a coïncidé avec un bain de sang dans la bande de Gaza. Mercredi, c'est le Guatemala qui, à son tour, a transféré dans la ville Sainte son ambassade, rompant avec des décennies de consensus international.

Celui-ci veut que les ambassades soient installées en dehors de Jérusalem compte tenu du statut disputé de cette ville et de la persistance du conflit israélo-palestinien.

Le Honduras, qui s'était aligné avec les États-Unis et Israël le 21 décembre lors du vote à l'ONU de la résolution condamnant la décision américaine, ne s'est pas encore prononcé sur l'emplacement de son ambassade, même si le Parlement a adopté une résolution pour qu'elle soit transférée à Jérusalem.