Afghanistan: au moins 10 morts dans une attaque revendiquée par le groupe EI

Une quarantaine de personnes ont aussi été blessées dimanche à Jalalabad, dans l’est de l’Afghanistan, au cours de l'attaque. 
Photo: Noorullah Shirzada Agence France-Presse Une quarantaine de personnes ont aussi été blessées dimanche à Jalalabad, dans l’est de l’Afghanistan, au cours de l'attaque. 

Jalalabad — Au moins dix personnes ont été tuées et une quarantaine d’autres blessées dimanche à Jalalabad, dans l’est de l’Afghanistan, au cours d’une attaque de plusieurs heures menée par des hommes armés contre un bâtiment officiel, revendiquée par le groupe armé État islamique (EI).

L’attaque a commencé en milieu de journée avec l’explosion d’une voiture piégée devant l’entrée du bâtiment de l’administration des finances de la ville. Celle-ci a « ouvert la voie à un certain nombre d’hommes armés pour y pénétrer », a déclaré à l’AFP le porte-parole du gouverneur de la province du Nangarhar, Attaullah Khogyani.

Des employés terrifiés ont pris la fuite tandis que les forces de sécurité affrontaient les assaillants pendant plus de quatre heures. Au nombre de huit, armés notamment de grenades, ils ont tous été abattus, selon M. Khogyani, qui avait fait état auparavant de quatre assaillants.

« Deux assaillants ont été tués par l’explosion de leur propre voiture. Six autres ont été tués par les forces de sécurité. Dix civils et membres des forces de l’ordre ont été tués et quarante-deux personnes blessées », a-t-il détaillé.

Abdullah Raqibi, directeur du département des finances, a indiqué que tous les employés avaient été évacués. « Malheureusement, nous avons perdu trois membres du personnel. Ils ont été tués dans l’explosion qui s’est produite à l’entrée », a-t-il dit.

Le groupe EI a revendiqué cette attaque sur Telegram par le biais d’Amaq, son agence de propagande.

Les corps d’un policier et de huit civils, dont les trois employés du département des finances tués, ont été amenés dans les hôpitaux de Jalalabad, a déclaré le Dr Najibullah Kamawal, chef des services de santé de la ville. Il a également fait état de 36 blessés.

Certaines parties du Nangarhar, province à la frontière avec le Pakistan dont Jalalabad est la capitale, sont des bastions du groupe État islamique, mais les talibans y sont également actifs.

Après une relative diminution de la violence dans Kaboul en février et mars, les extrémistes y ont multiplié les attaques, notamment contre les centres d’enregistrement électoraux avant les législatives prévues en octobre en Afghanistan.