«Plus de 75 % des hôtels des Caraïbes sont opérationnels» après les récents ouragans

Dévastée par «Irma», l'île de Saint-Martin sera rayée de la carte des destinations touristiques pour quelques mois, voire une année.
Photo: Hélène Valenzuela Agence France-Presse Dévastée par «Irma», l'île de Saint-Martin sera rayée de la carte des destinations touristiques pour quelques mois, voire une année.

Paris — L’Organisation du Tourisme de la Caraïbe, qui regroupe une trentaine de territoires, a assuré jeudi que 75 % des hôtels de la zone étaient « opérationnels » malgré le passage des récents ouragans.

La Caribbean Tourism Organization, qui a son siège à la Barbade, regroupe notamment la Dominique, Haïti, la Guyane, Saint-Martin, les Îles Vierges ou encore les Bahamas. L’ensemble de la zone a accueilli près de 30 millions de touristes en 2015, pour moitié américains.

« Nous sommes forts et résilients, nous nous relèverons. Que l’on soit Français, Britanniques, Espagnols, Néerlandais, nous sommes "un", nous nous protégeons mutuellement », a souligné Carol Hay, directrice marketing Europe de l’organisation, lors d’un point presse au Salon du tourisme Top Resa à Paris (26-29 septembre).

Elle a insisté sur le fait que « toute la Caraïbe n’a pas été touchée, car des milliers de kilomètres séparent certaines îles. Beaucoup de destinations ont été épargnées et elles doivent continuer à accueillir des touristes, car cela aide à soutenir toute la région ».

Mme Hay a indiqué que « plus de 70 % des Caraïbes ont peu ou pas du tout souffert, et plus de 75 % des infrastructures hôtelières de la région restent totalement opérationnelles ».

Les images diffusées en boucle des îles dévastées par Irma et Maria ont eu un fort impact sur les réservations touristiques, en baisse pour toutes les destinations caribéennes, même celles épargnées par les ouragans – alors que la haute saison s’ouvre en décembre.

Sur l’île franco-néerlandaise de Saint-Martin, « l’économie tourne à 95 % autour du tourisme. La destination va être rayée de la carte pour quelques mois, voire une année, c’est un retrait obligatoire, mais pour revenir plus fort », a déclaré Daniel Gibbs, président de la collectivité territoriale.

Aux Îles Vierges britanniques, « c’est un paysage de désolation. Sur terre, l’hôtellerie aura besoin de toute l’année 2018 pour se relever, mais côté mer, dès cet hiver nous allons reconquérir notre titre de capitale du nautisme caribéen », a souligné Philippe Mugnier, représentant pour l’Europe francophone de l’Office du tourisme.