Violences politiques à Kinshasa

Kinshasa — La République démocratique du Congo a connu une éruption de violences lundi avec douze morts par balle à Kinshasa, selon la police, qui accuse une secte politico-religieuse opposée au président Joseph Kabila, à la veille du lancement d’une série de mobilisations de l’opposition contre le chef de l’État. Ces troubles dans la capitale interviennent alors que le géant d’Afrique centrale (70 millions d’habitants pour 2,3 millions de km2) se trouve dans une impasse politique en raison du maintien au pouvoir du président Kabila après la fin de son deuxième et, selon la Constitution, dernier mandat. Les douze victimes ont été tuées par des « balles perdues » lorsque des assaillants « armés de calibres 12 et d’armes blanches » s’en sont pris aux forces de l’ordre dans plusieurs des 24 communes de la capitale, une mégapole de 10 millions d’habitants, selon le porte-parole de la police nationale.