Sessions n’a pas l’intention de quitter son poste

Jeff Sessions, procureur général des États-Unis
Photo: Andrew Harnik Associated Press Jeff Sessions, procureur général des États-Unis

Le procureur général des États-Unis n’a pas l’intention de démissionner dans l’immédiat, a-t-il fait savoir, jeudi, un jour après que le président Donald Trump eut fustigé sa récusation de l’enquête sur l’ingérence présumée de la Russie dans la campagne présidentielle de 2016.

Jeff Sessions a déclaré qu’il aimait son emploi ainsi que son département et qu’il entendait poursuivre son travail « tant et aussi longtemps que ce sera approprié ».

Cet ancien sénateur de l’Alabama a été l’un des premiers fervents défenseurs de la candidature de M. Trump à la présidence et est devenu procureur général et secrétaire à la Justice en février.

Un mois plus tard, il se récusait de l’enquête menée par le département de la Justice sur l’ingérence présumée de la Russie dans l’élection de 2016.

Cette décision faisait suite aux révélations voulant qu’il ait omis d’indiquer qu’il avait rencontré l’ambassadeur russe aux États-Unis.

M. Trump n’aurait jamais choisi M. Sessions pour pourvoir le poste de secrétaire à la Justice s’il avait su que celui-ci allait se récuser, a-t-il soutenu, mercredi, dans une entrevue accordée au New York Times.

« Jeff Sessions accepte l’emploi, commence son travail, se récuse, ce qui est franchement — je pense — très injuste envers le président », a-t-il dit, ajoutant que le mot « injuste » était « modéré ».

La critique cinglante de M. Trump souligne le fait qu’il éprouve toujours de la colère à l’égard de M. Sessions, plus de quatre mois après le retrait de ce dernier de l’enquête sur l’ingérence présumée de la Russie.

Dans la même entrevue accordée au quotidien new-yorkais, le président américain a écorché le procureur spécial Robert Mueller, qui pilote désormais l’enquête en question, de même que l’ex-directeur de la police fédérale américaine (FBI) qu’il a limogé, James Comey.

Il a aussi vilipendé le nouveau directeur du FBI, Andrew McCabe, et le procureur général adjoint, Rod Rosenstein, lequel a nommé M. Mueller procureur spécial.

1 commentaire
  • Pierre Robineault - Abonné 21 juillet 2017 12 h 40

    Décision ultime

    Surveillons Trump de près à ce sujet. Je parie qu'il va créer une institution judiciaire équivalente pour contrer Sessions et y nommer son plus jeune fils à sa direction!