D’épineux dossiers à l’ordre du jour

Des véhicules militaires russes participent à un exercice militaire au large de la Crimée. Les relations entre Moscou et Washington sont au plus bas depuis la fin de la guerre froide après l’annexion de cette région ukrainienne par la Russie en 2014.
Photo: Vasily Maximov Agence France-Presse Des véhicules militaires russes participent à un exercice militaire au large de la Crimée. Les relations entre Moscou et Washington sont au plus bas depuis la fin de la guerre froide après l’annexion de cette région ukrainienne par la Russie en 2014.

Des discussions sur de nombreux dossiers épineux se tiendront entre les dirigeants des pays participants au sommet du G20 qui se déroulera vendredi.

La crise ukrainienne, la guerre en Syrie et la lutte antiterroriste figurent parmi la liste de sujets qui retiendront l’attention alors que les relations entre Moscou et Washington sont au plus bas depuis la fin de la guerre froide après l’annexion de la Crimée en 2014 et la mise en place des sanctions occidentales contre la Russie.

Le président russe, Vladimir Poutine, doit rencontrer vendredi pour la première fois son homologue américain, Donald Trump. Une rencontre qui a été qualifiée de « cruciale pour la stabilité et la sécurité régionales » par le Kremlin.

Donald Trump a pour sa part critiqué depuis Varsovie le comportement « déstabilisateur » de la Russie, à la veille de ces discussions très attendues à travers le monde.

La rencontre des deux présidents sera observée attentivement par leurs pairs, mais aussi aux États-Unis, sur fond d’enquête sur l’influence russe dans l’entourage de M. Trump et sur une éventuelle ingérence de Moscou dans l’élection présidentielle de novembre 2016.

Pendant sa campagne électorale, Donald Trump avait promis de normaliser les relations avec la Russie, mais ses promesses tardent à se réaliser.

Vladimir Poutine a jugé dans un entretien récent avec la presse russe que les relations entre la Russie et les États-Unis s’étaient « dégradées » depuis l’arrivée de M. Trump à la Maison-Blanche.

Provocation nord-coréenne

Le plus récent tir d’essai de la Corée du Nord, à quelques jours du G20, alimentera également les discussions alors qu’il est perçu comme une provocation.

Le président américain a une fois de plus promis une réponse « sévère » à la Corée du Nord alors que se multiplient les appels à de nouvelles sanctions contre Pyongyang.

La Chine a toutefois aussitôt appelé à éviter « les discours et actes » susceptibles d’aggraver les tensions dans la péninsule coréenne, et la Russie a bloqué un projet américain de déclaration du Conseil de sécurité de l’ONU appelant à prendre des « mesures significatives » contre Pyongyang.

« J’appelle toutes les nations à affronter cette menace globale et à montrer publiquement à la Corée du Nord qu’il y a des conséquences à son très, très mauvais comportement », a déclaré M. Trump au cours d’une visite à Varsovie.

Washington pense à des mesures « fort sévères », a ajouté le président américain.

Le ministre américain de la Défense, Jim Mattis, a dénoncé quelques heures plus tard une « provocation » nord-coréenne, tout en insistant sur le fait que les États-Unis cherchaient une solution diplomatique.

Mais il a prévenu que toute initiative de Pyongyang visant à déclencher un conflit aurait de « graves conséquences ».

Mercredi, les États-Unis, soutenus par la France, ont dit à l’ONU vouloir proposer de nouvelles sanctions contre la Corée du Nord.

Une initiative soutenue jeudi par l’Union européenne et le Japon, qui ont souhaité l’adoption rapide d’une résolution, selon le président du Conseil européen, Donald Tusk, qui recevait le premier ministre japonais, Shinzo Abe.