Le groupe EI revendique une prise d’otage à Melbourne

L’agresseur avait été tué par les policiers après que ceux-ci eurent répliqué à ses tirs lors de sa sortie de l’appartement-hôtel où il était retranché avec son otage.
Photo: Mal Fairclough Agence France-Presse L’agresseur avait été tué par les policiers après que ceux-ci eurent répliqué à ses tirs lors de sa sortie de l’appartement-hôtel où il était retranché avec son otage.

Sydney — Le groupe État islamique (EI) a revendiqué la prise d’otage de Melbourne de lundi, à l’issue de laquelle le preneur d’otage a été abattu par la police antiterroriste australienne.

« L’exécutant de l’attaque de Melbourne en Australie est un soldat du groupe EI qui a mené à bien cette opération en réponse aux appels à viser les citoyens des pays membres de la coalition » internationale en Syrie, a affirmé mardi l’agence de propagande du groupe armé, Amaq.

Cette revendication est intervenue alors que la police antiterroriste australienne enquête toujours sur cet homme qui a pris une femme en otage dans un appartement de la banlieue de Melbourne avant d’être abattu par les policiers.

« Notre commandement antiterroriste travaille avec nos enquêteurs du département criminel », avait déclaré lundi à la presse le commissaire adjoint de la police de l’État de Victoria, Andrew Crisp. Il a toutefois précisé que l’hypothèse terroriste n’était qu’« une possibilité envisagée dans l’enquête ».

L’agresseur avait été tué par les policiers après que ceux-ci ont répliqué à ses tirs lors de sa sortie de l’appartement-hôtel où il était retranché avec son otage. Si la femme est sortie indemne de la fusillade, trois policiers ont été blessés sans que leurs jours ne soient en danger, a précisé la police de l’État de Victoria.

Les policiers étaient intervenus après avoir été informés d’une explosion dans l’appartement. En arrivant sur place, ils avaient découvert dans l’entrée de l’immeuble le corps d’un homme, toujours non identifié mardi aux premières heures de la journée.

L’homme retrouvé mort présentait « une blessure par balle », a précisé la police de l’État.

Les autorités australiennes craignaient de nouvelles attaques djihadistes après les quatre attentats, dont le meurtre d’un policier à Sydney par un adolescent de 15 ans, qui ont visé le pays ces dernières années.

Selon elles, 12 attaques ont été déjouées et 61 personnes inculpées depuis que le niveau d’alerte a été relevé en septembre 2014.