Les Pays-Bas injectent 14 millions dans leur fonds mondial pour l’avortement

Plus tôt cette semaine, le président Trump a pris la décision de couper le financement par les États-Unis aux organismes qui militent pour une plus grande accessibilité à l'avortement.
Photo: Saul Loeb Agence France-Presse Plus tôt cette semaine, le président Trump a pris la décision de couper le financement par les États-Unis aux organismes qui militent pour une plus grande accessibilité à l'avortement.
La Haye — Le gouvernement néerlandais a annoncé, samedi, l’injection de 10 millions d’euros [environ 14 millions de dollars] dans le fonds international qu’il a lancé, plus tôt cette semaine, pour financer l’accès aux moyens de contraception, à l’avortement et à l’éducation sexuelle pour les femmes.

Ce dénouement survient dans la foulée de la décision du nouveau président américain, Donald Trump, de couper le financement par les États-Unis des organismes qui revêtent ces mêmes objectifs d’accessibilité.

La ministre du Commerce international, de la Coopération et du Développement, Lilianne Ploumen, a indiqué qu’elle faisait la contribution initiale afin de lancer par le biais d’un site web l’initiative - intitulée «She Decides - Global Fundraising Initiative».

Mme Ploumen a dit avoir reçu de nombreuses réactions, pour la plupart positives, depuis mardi, jour au cours duquel les Pays-Bas ont annoncé la création d’un tel fonds. Cette décision survenait au lendemain de la signature d’un décret par M.Trump qui a réinstauré l’interdiction de financer les groupes internationaux qui font la promotion de l’avortement.

L’interdiction avait initialement été implantée par les républicains puis abrogée par des administrations démocrates. Barack Obama avait levé la mesure, en 2009.

Mme Ploumen a précisé que la fondation Rutgers, une organisation en droits et en enjeux de santé reliés à la sexualité, gérera le nouveau fonds international.

L’immense vide que créera le retrait du financement des États-Unis ne peut être comblé que par une réaction robuste des gouvernements, des organisations de coopération et des donateurs individuels, a-t-elle plaidé.

Le fonds «préviendra les femmes et les filles d’être abandonnées», a ajouté la ministre. «Parce qu’elles aussi doivent pouvoir décider pour elles-mêmes si elles veulent des enfants, avec qui et quand.»
2 commentaires
  • Patrick Daganaud - Abonné 28 janvier 2017 16 h 42

    Beaucoup de bonnes volontés pour contrer une méchante...

    Cela va prendre beaucoup de bonnes volontés pour contrer la mauvaise de Trump et réparer ses dégâts...

  • André Mainguy - Inscrit 28 janvier 2017 17 h 12

    Le contrôle des naissances dans les pays pauvres

    La seule alternative du contrôle des naissances dans les pays pauvres, particulièrement en Afrique où les enfants sont la propriété de la femme, ce n'est pas la contraception, c'esr l'éfucation des fillettes.

    Partout où l'on a favorisé lÉducation des fillettes, les naissances ont reculées sans contraindre qui que ce soit !