Edwards jette l'éponge en faveur de Kerry

Raleigh — Le sénateur John Edwards a officiellement annoncé hier son abandon de la course à l'investiture démocrate pour la présidentielle américaine de novembre prochain et a fait acte d'allégeance à son «ami» John Kerry, vainqueur du camp démocrate.

Son retrait fait du sénateur du Massachusetts John Kerry le candidat démocrate de facto qui affrontera le président républicain George W. Bush à l'élection du 2 novembre. La convention nationale démocrate désignera officiellement le candidat démocrate fin juillet à Boston.

John Edwards a appelé ses partisans à soutenir John Kerry, qui «a tout pour être le président des États-Unis». Il a fait acte d'allégeance à son ex-rival, confortant l'idée qu'il se positionne pour devenir son candidat à la vice-présidence face au duo formé par George W. Bush et son vice-président Dick Cheney.

«J'ai l'intention, pour ma part, de faire tout ce qui est en mon pouvoir pour faire de lui [Kerry] le prochain président des États-Unis. Et je vous demande de vous joindre à cette cause. Pour notre pays. Pour notre Amérique», a déclaré John Edwards.

Comme la veille, il a multiplié les éloges sur son ex-rival, «un ami», «quelqu'un qui, je crois, a une grande force, un grand courage», «quelqu'un qui s'est battu et qui se battra pour les choses auxquelles nous croyons: plus d'emplois, une meilleure couverture médicale, un air plus pur, une eau plus pure, un monde plus sûr».

Il a salué sa capacité à revenir dans la course à la présidence quand tout le monde prédisait l'été dernier qu'il n'avait aucune chance et que l'ex-gouverneur du Vermont, Howard Dean, était le grand favori.

D'après les experts politiques, le charme, l'énergie de John Edwards, ses racines du Sud et ses origines ouvrières ont l'avantage d'être complémentaires de John Kerry, issu de la grande bourgeoisie du nord-est des États-Unis.

Toutefois, d'autres noms circulent en vue de la candidature démocrate à la vice-présidence: l'ancien candidat Dick Gephardt, qui a abandonné la course après son échec en Iowa en janvier, ou le gouverneur du Nouveau-Mexique, Bill Richardson, ancien secrétaire à l'Énergie de Bill Clinton et ancien ambassadeur des États-Unis à l'ONU.