Selon Washington - Les droits se détériorent dans plusieurs pays

Washington - La situation des droits de l'homme s'est aggravée l'an dernier dans de nombreux pays comme la Chine, Cuba, la Birmanie ou l'Iran, selon un rapport du département d'État publié hier.

Ce rapport épingle également des alliés comme l'Arabie Saoudite ou Israël, s'interroge sur l'évolution de la Russie de Vladimir Poutine et critique le président haïtien Jean-Bertrand Aristide.

Ce rapport annuel, couvrant l'année 2003, met également en exergue le fait que le renversement de Saddam Hussein en Irak a permis de révéler l'ampleur «inimaginable» des exactions commises sous son règne.

En Haïti, Washington relève que des «partisans et hommes de main» du président Jean-Bertrand Aristide sont accusés, ainsi que des membres de la police, de meurtres d'opposants et de violences contre des manifestants.

La Chine a vu une «régression sur des questions clés relatives aux droits de l'homme», selon ce rapport, qui cite notamment les arrestations de militants pour la démocratie, la répression antireligieuse ou la situation au Tibet. En Asie également, la Corée du Nord («l'un des régimes les plus inhumains du monde») et la Birmanie («dont le mauvais bilan s'est encore aggravé en 2003») font l'objet de commentaires particulièrement sévères.

Au Proche-Orient, le rapport relève une aggravation de la situation en Iran. En Arabie Saoudite, le rapport cite des «informations crédibles» faisant état de tortures, de mauvais traitements de prisonniers et d'arrestations arbitraires, en plus du problème général de l'absence de liberté politique et religieuse.

Israël n'est pas épargné, Washington déplorant «l'usage excessif de la force» dans les territoires occupés, en particulier les démolitions de maisons lancées en représailles par l'armée. Côté palestinien, le rapport souligne l'implication de membres des services de sécurité de l'Autorité palestinienne dans les attentats anti-israéliens, au côté de groupes extrémistes.

La Russie se fait reprocher la manipulation des élections en Tchétchénie et les violences commises dans cette république séparatiste.

En Afrique, Washington critique tout particulièrement le Zimbabwe et le régime du président Robert Mugabe. À Cuba, les États-Unis jugent que la situation «s'est dramatiquement aggravée» avec la vague d'arrestations et de condamnations de dissidents.