En bref: Libye, la levée des sanctions est repoussée

La Maison-Blanche a repoussé la levée des restrictions sur les voyages en Libye à la suite de propos du premier ministre libyen, Shokri Ghanem, qui a nié hier toute implication de Tripoli dans l'attentat de Lockerbie, qui a fait 270 morts en 1988, a-t-on appris de source proche du dossier.

Ghanem a affirmé que son pays avait en quelque sorte «acheté la paix» en acceptant de verser des compensations aux familles des victimes. La Libye a refusé de présenter des excuses parce qu'elle n'a aucune responsabilité, a insisté le premier ministre, dont les propos semblent en contradiction avec l'attitude conciliante adoptée récemment par les autorités libyennes. «Nous sommes parvenus à un accord en vertu duquel nous avons le sentiment d'avoir acheté la paix», a déclaré Ghanem au cours d'un entretien accordé à la BBC. Après plusieurs années de négociations, Tripoli a accepté l'an dernier de verser 2,7 milliards de dollars aux ayants droit des victimes de l'attentat à la bombe commis contre un Boeing de la PanAm au-dessus de l'Écosse. En conséquence, le Conseil de sécurité des Nations unies a levé en septembre les sanctions imposées en 1992 et les États-Unis envisageaient de lever les restrictions sur les voyages en Libye.