En bref: Scandale politique au Brésil

Rio de Janeiro — Le gouvernement brésilien tente de limiter les dégâts après le limogeage vendredi pour corruption de l'un des plus proches collaborateurs de José Dirceu, ministre en chef de la Maison civile et numéro deux du pouvoir.

Hier, le gouvernement a commencé à mettre en place un dispositif visant à éviter la création d'une commission parlementaire d'enquête (CPI), qui nécessite la signature de 27 sénateurs (sur 81) sur cette affaire révélée vendredi par l'hebdomadaire Epoca. Le magazine avait publié le contenu d'une bande vidéo dans laquelle on voit Waldomiro Diniz, sous-chef des Affaires parlementaires à la présidence de la République, négocier des dessous-de-table avec un des chefs du jeu clandestin de Rio de Janeiro, Carlinhos Cachoeira, en août 2002. Immédiatement après, le président Luiz Inacio Lula da Silva avait démis Diniz de ses fonctions. Le dispositif gouvernemental vise en premier lieu à protéger José Dirceu qui avait nommé Diniz au palais présidentiel du Planalto pour être son principal intermédiaire avec les membres du Parlement. Il s'agit aussi d'éviter que ne s'éternise un débat gênant pour le gouvernement alors qu'il va affronter son premier test électoral en octobre aux élections municipales.